CONCLUSIONS
Après avoir rappelé l'historique des Réactions Quantitatives, nous avons essayé d'en préciser l'intérêt et les indications.
|. — Les sérums de 239 malades ont été examinés à diverses reprises. Chacun d'eux a subi : un clavier sérologique qualitatif comprenant deux réactions d'hémolyse et deux réactions de floculation : Kolmer, Debains, Kahn et Kline ;: un ou plusieurs tests d'immobilisation du tréponème, et à chaque expertise deux tests quantitatifs en techniques de Kolmer et de Kline qui-nous ont paru les plus satisfaisantes.
I. — Nous avons recherché l'intérêt diagnostique de telles réactions en les pratiquant chez des malades indemnes de syphilis, dont les tests de Nelson étaient négatifs, mais qui présentaient des réactions de Kolmer et Kline positives en sérum non dilué. Nous en avons conclu que, s'ils sont utiles, les tests quantitatifs ne sont pas indispensables : un taux bas d'anticorps ne permet pas d'éliminer la syphilis, un titre élevé ne se rencontrant que dans cette affection s'accompagne le plus souvent d'une sérologie classique très positive qui suffit au diagnostic.
Il. — En fonction de nos observations, nous avons établi la courbe d'évolution des anticorps antilipoïdiques au cours des divers stades de la syphilis non traitée : nos résultats concordent
avec ceux de Scott qui a procédé à une étude similaire.
IV. — Au cours du traitement de la syphilis, la sérologie quantitative nous a paru être d'un très réel intérêt. Les réactions classiques, particulièrement dans les syphilis tardives cliniques et
latentes, peuvent rester longtemps très positives, alors que les tests quantitatifs révèlent une baisse progressive du taux des anticorps : ils permettent aussi au clinicien de juger de l'efficacité de sa thérapeutique: si la sérologie est devenue irréductible, ils l'autorisent à suspendre le traitement en rendant possible un contrôle permanent qui pourrait déceler une rechute éventuelle.
V. — Pourtant ieur emploi requiert certaines réserves : ces tests, pour être valables, doivent être répétés, toujours effectués dans les mêmes conditions. — Leur interprétation doit être pru-, dente : une hausse passagère des anticorps due à une affection capable de donner des fausses positivités ne sera pas prise pour une rechute ou une réinfection, une baisse légère ne fera pas conclure à une amélioration.
Le Doyen, Le Président de la Thèse, H. HERMANN. J. GATÉ.
Vu et permis d'imprimer :
Lyon, le 23 Novembre 1955.
Le Recteur, Président du Conseil de l'Université,
André ALLIX.
D'or NT TR és. F7 2 2
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