‹ Étude critique des résultats éloignés dans les cholécystectomiesChapitre 32 sur 33 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1) De tous les signes qui permettent de poser le diagnostic de cholécystite chronique, les signes physiques seuls sont de toute valeur, en particulier tu- bage et cholécystographie.

2) Seuls tubage et cholécystographie ne d'établir des indications opératoires.

ma Les indications de la cholécystectomie doivent être rigoureusement délimitées si Fon veut obtenir un bon résultat.

a) la cholécystectomie sur vésicule exclue est suivie de succès, réserve faite de quelques séquelles possibles, liées en particulier au terrain opératoire. Ce résultat très favorable est absolument indépendant de la nature de la cholécystite, Seule compte l'exclusion vésiculaire ;

b) lorsque la vésicule n’est pas exclue, le résultat est d'autant meilleur que la lésion anatomo-phy- ‘siologique est plus importante et que les S, F. sont moins marqués; L | €) le résultat est pour ainsi dire toujours très défavorable lorsqu'il s’agit d’une lésion vésiculaire minime avec tableau fonctionnel marqué.

4) En étudiant les échecs ou les résultats non parfaitement satisfaisants à la lueur des indications précédentes, on constate :

a) que le rôle des adhérences dans les phénomènes douloureux post-opératoires ne doit pas être considéré comme très important, ceci étant prouvé :

— par l'existence de nombreux cas à adhérences très étendues ne s’accompagnant d'aucune séquelle douloureuse ; |

— par l'échec fréquent des réinterventions pour libération ; |

— par le fait que certains malades porteurs d’adhérences indiscutables ne souffrent que par périodes, ces périodes coïncidant très souvent avec dés crises morales, donc totalement indépendantes de l'intervention incriminée.

Ce rôle des adhérences est encore diminué par certains détails de technique opératoire : fermeture sans drainage ou avec drainage minimum, cholécystectomie sous-séreuse aussi souvent qu’elle sera possible, cette technique permettant de réaliser l'idéal de la chirurgie abdominale, la péritonisation.

b) Que beaucoup de séquelles humorales sont liées à Ja participation du parenchyme hépatique et pancréatique dans le syndrome pré-opératoire, participation dont il importe de préciser le degré avant d'opérer, si l’on veut présumer exactement du résultat.

C) Que les séquelles douloureuses, en dehors des

Cas indiscutables mais rares où elles sont dues aux

adhérences doivent être attribuces :

1° Aux répercussions même de la cholécystectomie lorsque celle-ci porte sur une vésicule encore valable physiologiquement. La durée de ces troubles est variable : d’autant plus courte que la vésicule enlevée était plus malade.

2° Au terrain.

5) L'étude de ce terrain doit jouer, lorsque les indications opératoires ne sont pas formelles, un rôle considérable. On sera alors assez fréquemment amené à rejeter une intervention dont la malade espère à tort beaucoup et dont les résultats formellement prévisibles ne peuvent être que nuisibles ou,

au minimum, très incomplets.

Vu : Le Doyen, É Vu : Le Président, G. Roussy. Cuxéo.

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris,

S. CHARLÉTY.

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