‹ Étude Critique des Traitements des Prolapsus du RectumChapitre 5 sur 42 · PREMIÈRE PÉRIODE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PÉRIODE

Les anciens connaissaient les prolapsus du rectum.

Hippocrate, Marc-Aurèle Séverin, Ambroise Paré pratiquaient la réduction ou faisaient une extirpation aveugle du prolapsus au moyen du cautère actuel.

Pour réduire le prolapsus, Fabrice de Hilden plaçait le malade la tête en bas et le secouait par les pieds. Vidal de Cassis employait également cette position : le malade, placé la tête en bas, avait les fesses entre les genoux du chirurgien opérateur.

Plus tard, la ‘position à la vache fut employée (Asthon) ; la contracture du sphincter, qui s'opposait à la réduction, fut combattue par le débridement (Vidal de Cassis, Delpech, Asthon).

Enfin, les moyens de contention du prolapsus réduit n'étaient pas négligés; on recommähdait au malade

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de porter des bandages spéciaux (plaques d'ivoire percées d'un trou, pessaires variés); on provoquait la constipation par le bismuth, les poudres astringentes ; les‘selles étaient réglées ct n'étaient permises au malade que dans la position latérale ou « entre deux ais étroits ».

Mais tous les efforts tentés à cette époque s'adressaient surtout à la réduction du prolapsus et aux moyens de contention divers suggérés par les circonslances.

Les moyens de fixité du rectum n'étant pas connus, les chirurgiens ne s'adressant qu'aux effets produits et non aux causes de l'affection, ne pouvaient arriver qu'à des résultats bien minimes. Ils ne guérissaient que les prolapsus muqueux de l'enfance. Quant aux prolapsus symptomatiques, complets, gangrénés, irréductibles, leur thérapeutique aveugle (extirpation au fer rouge) pouvait avoir des conséquences déplorables.

Il faut arriver à la fin du siècle dernier et au commencement de celui-ci pour voir mettre en pratique des procédés tenant compte de l'anatomie du rectum et de ses moyens de fixité.

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