‹ Étude Critique des Traitements des Prolapsus du RectumChapitre 6 sur 42 · DEUXIÈME PÉRIODE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PÉRIODE

Les progrès de l’anatomie, de la physiologie sont notables à cette époque. Aussi, voyons-nous les chirurgiens en profiter et chercher à: rétrécir l'anus, remédier à la faiblesse du plancher périnéal, exciter la

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contractilité du sphincter, Suivre, en un mot, dans la cure de l'affection, des indications qui ne les avaient pas guidés jusqu'alors.

Les prolapsus muqueux sont combattus par les cautérisations à l'acide sulfurique (Joesche, de Munich, Prag. Vierleljahrschrift, 1845, cité dans Arch. gén. de méd.), au nitrate d'argent (D' Lloyd, de l'hôpital de Saint-Barthélemy, Medical Times, 1855), à l'acide nitrique fumant (Allingham, Gazetle hebdomadaire, Delens, Société de chirurgie, séance du 4 décembre 1889), au chlorure de zinc, à la pâte de Vienne (Bonnet, Mémoire sur la cautérisation, Gazette médicale de Paris, 1844, Valette, clinique de l'Hôtel-Dieu de Lyon, 1875), au caustique de Filhos (Amussat, Gazelle médicale de Paris, 1836).

Le cautère actuel est employé par Sedillot, Malgaigne, Gaujot, Guersant (boutons de feu).

Les effets de l'électricité sont vantés par Boyer, Duchenne (de Boulogne), Demarquay (Journal des connaissances médico-chirurgicales, 1854), Gosselin (C/1niques chirurgicales t. III, 1879).

Les injections de strychnine sont mises en honneur par. Guersant, Duchaussoy (Bulletin de thérapeutique, 1855), Vidal, Schwartz.

A l'intérieur, on recommande l'usage de la noix vomique, de l’ergotine (Detourbe, thèse de Paris, 1880), (Jette, thèse de Paris, 1882).

On ne néglige pas non plus les astringents, les douches froides (suppositoire de glace de Chassaignac):

On combat plus efficacement qu'on ne l'avait fait auparavant, les causes qui entretiennent le prolapsus (diarrhées, oxyures, polypes) ; on impose au malade un régime de défécation (lavement provoquant les selles le soir, etc.).

Toutes ces interventions ont pour but de provoquer des adhérences entre la muqueuse du rectum et ses autres tuniques et de réveiller la contractilité du sphincter. |

Si la thérapeutique. est plus active contre les prolapsus muqueux, elle est aussi plus efficace contre les prolapsus complets, réductibles ou irréductibles, gangrénés ou non gangrénés. f

Contre les prolapsus complets, I2s chirurgiens de cette époque imaginent et emploient. concurremment avec les procédés qui sont en faveur pour combattre les prolapsus muqueux, de nouvelles interventions, qui s’adressent à l'intestin prolabé ou aux moyens de fixité inférieurs du rectum.

Le fer rouge fait place au bistouri, l'instrument des modernes. :

La résection par la ligature est pratiquée par Blandin, Marschal, Chassaignac, en France, et par Weinlechner et Hofmohl, plus récemment, en Allemagne.

La résection au bistouri est faite par Nicolaysen (Jahrberich, von Virchow und Hirsch, 1885, t. II, p. 386), Nicoladoni (Wien.med. Presse, 1885, t. XXVI et Revue de Hayem, 1886, t. XXVII, p. 636), Billroth, Mickulicz, Volkmann (Berl. Klin. Woch., décembre 1889), Kuhne, Kehrèr (Deutsche medicinische Woch.,

RTE 1886, t. XXXIIT et in thèse de Lyot), en Allemagne et en Autriche ; par Trèves (The Lancet, 1890. p. 454 et suivantes), O'Connell, Raye (The Lancel, juill. 1887), en Angleterre ; Ricord, Péan (thèse de Menne, p. 43), Nélaton (Société de chirurgie, 27 novembre 1889), Périer, Segond, Trélat, en France.

Mais, tandis que ces derniers chirurgiens s'attachent à enlever le prolapsus lui-même, d’autres le réduisent et cherchent à maintenir la réduction pardes procédés qui tendent à rétrécir l'anus ou le rectum ou tous les deux à la fois.

L’excision des plis radiés de l'anus est vantée et mise en pratique par Hey, en Angleterre; Dupuytren, Malgaigne, en France, qui obtiennent des guérisons de courte durée. |

Robert, inspiré par le procédé de périnéorrhäphie de Roux, enlève en 1839 un lambeaï triangulaire de peau et de l'anus, ferme la plaie par des sutures enchevillées et obtient un bon résultat. Son intervention est communiquée ‘à l’Académie de médecine en 1843. Roux exécute deux fois cette opération en 1842 (Obs. VI).

De là dérivent les procédés ano-rectaux mis en usage par Duret, de Lille, qui fait en 1887 la rectopérinéofrhaphie à la partie postérieure du plancher pelvien (Obs. IV), tandis que Schwartz pratique la même opération à la partie antérieure (Obs. II).

Les procédés de Robert, Duret, Schwartz s'adressent à l'anus et à la partie inférieure du rectum qu'ils rétrécissent. |

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