ROME
périences précédentes étaient de simples émulsions de préhypophyse de bœuf dans du sérum physiologi: que. L’emploi d'extraits alcalins ou acides a permis de séparer deux actions différentes du lobe antérieur sur l’ovaire.
Avec les premiers, pas de croissance folliculaire mais lutéinisation intense. Avec les seconds, lutéinisation discrète mais maturation folliculaire importante allant même jusqu’à la formation de kystes folliculaires.
Il était naturel de penser que cette dualité d'action était due à une double sécrétion : sécrétion de gonadostimuline À ou de maturation folliculaire; de gonadostimuline B ou lutéinisante. Un moment contestée. cette manière de voir a été définitivement adoptée lorsque HisAw et FEVOLD isolèrent les deux hormones à l’état de pureté.
GONADO-STIMULINE À.
On obtient facilement cette hormone grâce à son extrême solubilité par rapport à la solubilité au contraire très faible de la gonado-stimuline B. Injectée pure à un cobaye immature ou hypophysectomisé. la réaction ovarienne est à peine sensible. Injectée avec 5 à 6 % de gonado-stimuline B ou bien injectée pure à un cobaye adulte, la maturation folliculaire est considérable et l’ovaire pèse de 4 à 14 fois son poids initial.
GONADO-STIMULINE B.
Injectée pure à un cobaye impubère ou hypophysectomisé, l’on constate seulement une légère hyperplasie des cellules thécales. Injectée avec une cer-
Me JAP
taine quantité de gonado-stimuline A ou bien injectée pure à un cobaye adulte dont l’hypophyse fournira l’autre hormone, l'ovaire est le siège d’une transformation lutéique totale.
On voit ainsi la complexité de l’action préhypophysaire sur l’ovaire : cette action réclame la présence des deux hormones simultanément et en des quantités déterminées. Il semble d’ailleurs qu’à chaque espèce animale corresponde un rapport défini entre les deux stimulines. Et l’on comprend la difficulté du diagnostic étiologique lors de troubles du fonctionnement génital puisque, dans le cas même où l’origine hypophysaire est à peu près certaine, il s’agit de savoir si c’est la sécrétion gonado-stimulante qui est atteinte globalement ou si l’une des gonado stimulines n’est pas sécrétée plus abondamment qu’il ne le faudrait par rapport à l’autre.
Les gonado-stimulines dont les actions sont si pro ches ont des PROPRIÉTÉS PHYSIQUES ET CHIMIQUES COM- MUNES.
Leur poids moléculaire est voisin de 800. Solubles dans l’alcool absolu, l’acétone, l’éther pur, on les précipite par l’acide phosphotungstique (préparation industrielle). Elles sont fragiles et détruites après chauffage durant une demi-heure à 60°. Elles sont inactives per os.
Si complexe que soit la stimulation ovarienne par l’hypophyse, du point de vue pratique, lorsqu’on veut mesurer en quelque sorte une telle action, l’on est obligé d'utiliser le principe actif du milieu intérieur sans avoir à chercher la part qui revient à chacune des deux hormones. On pratique par conséquent le dosage biologique des gonado-stimulines sans distinction. Or, le fait capital de l’action hypophysaire sur l'ovaire, c’est, nous y insistons à nouveau, l’ATRÉSIE FOLLICULAIRE. C’est elle qu’il faudra rechercher lors