‹ Étude critique du test préhypophysaire d'AronChapitre 25 sur 64 · TECHNIQUE ET LECTURE DU TEXTE · texte numérisé non relu

TECHNIQUE ET LECTURE DU TEXTE

La technique du test préhypophysaire a été bien fixée et bien établie par M. ARON, de Strasbourg. Il y a un an à peine, en avril 1936, il la précisait encore dans un article du « Documentaire Médical ».

En juillet 1936, FRANCHEL, alors Interne du service du Docteur STÉVENIN, publiait dans « Clinique et Laboratoire » une description excellente de la réaction.

Nous-même, grâce à l’obligeance du Docteur STÉ- VENIN, nous avons appris dans son laboratoire de hôpital Beaujon à Clichy à lire les coupes de corps thyroïde ou d’ovaire de cobayes. |

Que le test préhypophysaire ait une valeur pratique certaine pour établir la part hypophysaire d’affections endocriniennes, nous essaierons de le confirmer où de linfirmer par la suite.

Mais il faut dire dès maintenant — en empruntant les termes même de M. ARON : « qu’il ne s’agit pas encore d’une technique simple, à la portée de tous les laboratoires, mais d’une méthode histologique délicate, nécessitant une certaine expérience de la lecture des préparations et qui ne saurait revendiquer une précision comparable à celle d’une mesure physique ou d’un dosage ».

Le test d’Aron se fonde sur deux ordres de faits :

1° Le rein excrète les thyréo et les gonado-stimu-

lines. Celles-ci sont présentes dans l'urine. La quantité d’anti-hormone est au contraire insignifiante.

2 L'activité fonctionnelle de la thyroïde et de l'ovaire d’un jeune cobaye de 3 à À semaines est à peu près nulle.

Rappelons que ce repos fonctionnel se traduit his-

tologiquement par

— des vésicules de petite dimension.

— un épithélium plat dont les noyaux cellulaires sont de dimensions réduites,

—— une colloïde dense, fortement colorable par l’éosine,

— J’absence de vacuoles au sein de cette colloïde.

Le parenchyme thyroïdien ainsi décrit est apte à subir des modifications notables dès l'apport de quantités moyennes où importantes de thyréo-stimulines.

L’ovaire d’un cobaye de moins de 200 gr. se trouvant au stade de prématurité qui précède le premier cycle oestral, est caractérisé par :

— des follicules de de Graaf assez nombreux et de dimension notable,

— un antrum creusé au centre de chaque follicule,

— un ovule, petit et logé contre la paroi formée par la gaine thécale qui est de faible épaisseur.

C’est sur le follicule en voie de maturation que va agir la gonado-stimuline.

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