‹ Étude critique du test préhypophysaire d'AronChapitre 32 sur 64 · ENFANT NORMAL · texte numérisé non relu

ENFANT NORMAL

Le test d’Aron n’a pas été pratiqué, à notre connaissance, chez l’enfant normal. C'était donc ne pas vouloir tenir compte des fluctuations constantes du

fonctionnement hypophysaire au cours de la vie. Ce fait est d’autant plus regrettable que l’une des deux hormones en quelque sorte dosée par le test, la gonado-stimuline, est celle qui sans aucun doute est excrétée de la manière la plus irrégulière.

MM. BRiNbEAU et HINGIAIS, SMITH et ENGLE, M. ARON, ont vu que la gonado-stimuline infantile n’avait pas d'action sur l’ovaire soit que l’hormone fût inactive, soit que sa quantité fût trop faible. Wirz a précisé que l’hypophyse des enfants contient peu de gonadostimuline À et pas du tout de gonado-stimuline B. C’est à la puberté, première étape vers l’état adulte, que la teneur en gonado-stimuline A s’accroît notablement et que la gonado-stimuline B apparaît. C’est dire l'intérêt qu’il y aurait à faire des réactions d’Aron en séries chez l'enfant normal. Comment interpréter en effet le test en pathologie, chez un myxædémateux congénital par exemple, si l’on ne sait pas ce qu’il donnerait chez un sujet normal ? Quelle valeur pathologique pourrait avoir un test diminué. s’il l’est normalement chez l’enfant, consultant habituel des services d’endocrinologie ?

Mais le taux de thyréo-stimuline est moins variable dans les humeurs, d’une époque de la vie à l’autre ; et le test d’Aron, comme on le sait, utilise de préférence l’action de la préhypophyse sur la thyroïde. Nous nous proposons de létudier ultérieurement chez l'enfant et de voir s’il peut traduire le bouleversement fonctionnel de l’hypophyse au cours de la puberté.

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