CYCLE MENSTRUEL
La plupart des tests préhypophysaires ont été pratiqués chez des femmes. Ils se sont tous montrés normaux, mais ici encore ces résultats appellent des ré-
serves : en effet, l’urine ou le sérum a toujours été prélévé un jour quelconque ; il aurait été intéressant, semble-t-il, de pratiquer autant de réactions qu'il y a de jours dans le cycle menstruel. La teneur hormonale des humeurs varie constamment : à l’accroissement de la quantité de sonado-stimuline A, fait suite vers le quinzième jour une augmentation brusque de la sécrétion de gonado-stimuline B ; puis, les hormones ovariennes atteignant leur taux maximum, la teneur en hormones hypophysaires diminue, et ainsi de suite. On sait que le test préhypophysaire ne peut rendre compte des quantités respectives de gonado-stimulines A et B, mais il lui est possible d'évaluer les variations globales de ces hormones. Une telle étude n'aurait pas seulement un intérêt théorique, mais bien une valeur pratique, car les fluctuations physiologiques ajouteraient à la signification du test.