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réaction, l’état de gravidité ne parait pas, lui non plus, influencer le résultat thyroïdien.
Par contre la quantité considérable de prolans placentaires que nous avons vu avoir, sinon une identité physiologique absolue, du moins une parentée chimique et pharmacologique étroite avec les gonado-stimulines hypophysaires (page 37), expliquerait aisément la réaction augmentée chez la femme enceinte.
De plus, le test d’'Aron pratiqué parallèlement au cours de la grossesse et en dehors d’elle, dans des cas cliniques analogues, permettrait de constater s’il y a une différence de comportement général entre les hormones placentaires et hypophysaires.
MENOPAUSE.
Enfin, au cours de la ménopause, il serait intéressant d'étudier également le fonctionnement de lhypophyse au moyen du test. Le mécanisme de la ménopause est mal connu. Mais, que l’on admette comme primitif l’épuisement &e l’ovaire ou linhibition du centre sexuel primordial ou la modification de la fonction gonadotrope de la préhypophyse, il n’en reste pas moins que l’on connaît assez bien, depuis les travaux d’ASCHEIM et de ZONDEK, l’hormonémie de la ménopause ; à un stade d’hyperfolliculinémie succède un stade de diminution de la folliculine sanguine, puis une augmentation paradoxale des gonado-stimulines, surtout de la stimuline A, avec retour du fonctionnement hypophysaire à un état voisin de létat infantile décrit au début de ce chapitre. Or, comme ASCHEIM el ZONDEK ont suivi l’évolution hormonale de la ménopause au moyen de la folliculinémie et des gonado-stimulines, mais avec une méthode différente pour les dernières de celle d’ARON,
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on conçoit aisément l'importance capitale que prendraient ces résultats, si ceux du test préhypophysaire concordaient avec ceux des auteurs allemands.
Le mécanisme de « l’âge critique masculin » est encore plus mal connu que le précédent. On a vu précédemment que l’hormone préhypophysaire agissait surtout sur les cellules interstitielles. Le test d’Aron pourrait sans doute donner des indications au sujet de cette fonction hypophysaire et permettre un traitement efficace, puisque les cellules interstitielles tiennent la sexualité sous leur contrôle et qu’elles vieillissent les premières.