EN PATHOLOGIE
| — GENERALITES
En réalité, les variations quantitatives du taux hormonal des humeurs de l’homme normal ne sont jamais considérables. Il suffit d’une modification minime de ce taux, impossible à déceler par les épreuves chimiques ou même biologiques, pour troubler le fonctionnement d’une glande utile à l’organisme. Au contraire, dans les conditions pathologiques les fluctuations de la sécrétion hormonale sont telles qu’elles provoquent un véritable déréglement du système endocrinien ; on n’en veut pour preuve que les cas de la grossesse et de la môle hydatiforme : si importante que soit la quantité de prolans urinaires chez une femme enceinte, si précoces que soient les résultats donnés par les réactions biologiques, cette quantité d'hormones paraît faible en regard de celle habituellement trouvée au cours de la môle. Dans ces conditions, il était logique d’espérer reproduire sur les animaux ce même bouleversement glandulaire.
M. ARON propose d'étudier ainsi les troubles des deux fonctions thyréo et gonado-stimulantes de l’hypophyse : c’est le test que nous avons précédemment décrit. Mais, cet auteur croit pouvoir tirer des réponses du test des conclusions se rapportant à l’en-