DIvERs
OBs. 107. — Ber.….., fillette de 9 ans. Diabète avec corps cétoniques dans les urines. Glycosurie : 51 gr. par litre. MB + 20 %.T P normal.
Os. 108. — Lho.., garçon de 10 ans. Hypertrichose. Développement génital normal. T P (1-5-34) normal.
OBs. 109. —— L.., garçon de 5 ans. Rachitisme. Laxité articulaire. M B — 7 %. TP (20-3-34) normal.
OBs. 110. — R..., jeune homme de 16 ans (frère de R..., obs. 106). Narcolepsie. Névropathie. R. O. C. 120.140.120. MB — 12 %. TP (2-6-36) +. Puis, MB + 10 %.TP (24-10-36) normal.
OBs. 111. — D.., homme de 53 ans. Narcolepsie acro-
mégaloïde. Obésité légère. Diplopie mais champ visuel normal. MB + 8 %.TP (23-3-36) —.
LT ie
O8s. 112. —- Dur..., femme de 26 ans. Erythrocyanose. Erythème induré. Petit goître. Régulièrement réglée. M B + 8 %. TP (29-4-36) diminué (thyroïde), normal (ovaire).
B. — Résultats
Chaque fois que cela a été possible, le test préhypophysaire a été recherché dans des conditions normales. Il a été pratiqué chez des sujets adultes normaux. La réaction a toujours été normale, sauf dans deux cas où elle s’est montrée diminuée : ces exceptions confirment d'autant mieux la règle qu’il apparaît toujours difficile en médecine de dire qu’un individu est réellement normal, qu’une erreur de technique peut venir fausser une expérience assez délicate. Des examens histologiques ont été pratiqués après injection d’eau distillée, des autopsies d’animaux-témoins ont été faites qui ont confirmé le repos fonctionnel de la thyroïde du cobaye. Enfin, à la place de l’urine ou du sérum, On a injecté, dans une expérience, du liquide céphalo-rachidien d’une femme normale; le test était diminué. M. ARON prétend au contraire que le liquide céphalo-rachidien contient toujours une quantité moyenne de thyréo et de gonado-stimulines. Pour notre compte, nous ne pouvons conclure sur un résultat. L'essentiel est que, chez l’homme normal, le test se soit montré normal.
Nous avons surtout tenu compte, dans la lecture des résultats, de la réaction thyroïdienne. La réaction ovarienne n’a pas toujours pu être faite. Souvent aussi sa lecture a été si difficile que même des histologistes avertis n’ont pu se prononcer d’une manière formelle. Il eût été cependant intéressant de comparer l’action simultanée de la préhypophyse sur l'ovaire et
SATA
la thyroïde. Dans nos cas, presque toujours la réaction s’est faite dans le même sens. Nous avons vu (page 36) qu’il existe souvent des réactions nettement dissociées (M. MERKLEN).
Nous voulons insister dès maintenant sur ce qu’a d’artificielle toute classification en endocrinologie; nous avons partagé les observations en catégories : syndromes adiposo-génitaux; goîtres; obésités et maigreurs; troubles génitaux; troubles de la croissance, etc. Mais combien de fois avons-nous rencontré de ces syndromes pluri-glandulaires dont nous avons déjà parlé : nous ne citerons comme exemple que le cas n° 34 où une femme de 24 ans diabétique avec cataracte double, obèse, est atteinte de maladie de Basedow; elle est aménorrhéique; et l’on peut même soupconner à la suite d’un dosage du glutathion (92 mgr. une insuffisance surrénale fruste. Toutefois, chaque fois que nous l’avons pu, notamment lors de la dis-: cussion des résultats, nous avons cherché à tenir compte de tous les faits en ne laissant dans l’ombre que des détails sans importance.
Ces remarques préliminaires étant faites, voici comment s’ordonnent les résultats :
1. SYNDROMES ADIPOSO-GÉNITAUX. Obs. 1 à 16. Seize observations : 3 tests augmentés (avec un résultat très discutable), 5 normaux, 8 diminués.
2. Deux cas de GIGANTISME, avec un test très augmenté et l’autre normal (obs. 17 et 18); un cas d’ACROMÉ- GALIE isolée (obs. 19) : test augmenté. Nous y joindrons trois observations déjà données à d’autres rubriques dont deux tests augmentés, et l’autre normal, mais discutable. Une observation de MALADIE DE CUSHING, dont le test est très augmenté (obs. 20).
3. AFFECTIONS THYROIDIENNES. Maladie de Basedow (obs. 21 à 36) : seize observations : 4 tests augmentés,
5 normaux, 7 diminués. Hyperthyroïdie sans goître (obs. 37 à 39). Trois observations : 2 tests augmentés, 1 diminué. Goître simple (obs. 40 à 42). Trois observations : 3 tests augmentés. Exophtalmie non basedowienne. Une observation (43) dont le test est augmenté.
Myxædème (obs. 44 à 46). Trois observations : un test augmenté, un normal, un diminué.
4. OBÉSITÉS ET MAIGREURS. (Obs. 47 à 76 et 77-78). Trente observations d’obésité : 12 tests augmentés, 13 normaux, 5 diminués. Nous avons mis à part deux observations (57 et 58) où le métabolisme basal était nettement diminué et une autre (76) où il était très augmenté. Cela ne change pas les rapports entre les résultats globaux, mais nous reviendrons sur ce point. Deux observations de maigreur : un test augmenté, l’autre diminué.
5. TROUBLES GÉNITAUX. Obs. 79 à 89. Onze observations de troubles génitaux à type d'aménorrhée ou d’oligoménorrhée sans autres troubles endocriniens apparents. Tests augmentés : 3, normaux : 3, diminués : 4; un test normal dans un cas de polyménorrhée.
6. TROUBLES DU DÉVELOPPEMENT. Obs. 90 à 100. Onze observations. Trois tests augmentés, cinq normaux, trois diminués.
7. Deux observations de MALADIE de Mikuricz. Obs. 101 et 102 avec tests augmentés.
8. Deux observations de MYASTHÉNIE. Obs. 103 et 104. Deux tests diminués.
9. Deux cas d’ACROCYANOSE isolée. Obs. 105 et 106. Deux tests diminués.
10. Enfin, nous avons réuni diverses observations concernant des affections moins bien caractérisées, observations souvent isolées : les résultats ont été normaux dans les deux tiers des cas.