‹ Étude critique du test préhypophysaire d'AronChapitre 58 sur 64 · IV. — LE TEST EN CLINIQUE INTERPRETATION DES RESULTATS · texte numérisé non relu

IV. — LE TEST EN CLINIQUE INTERPRETATION DES RESULTATS

Il est des affections où le test préhypophysaire est différent de la normale d’une manière assez uniforme et assez fréquente pour constituer désormais un mode d’exploration intéressant. Par contre, dans certaines affections où l’origine hypophysaire est parfaitement démontrée, il arrive que le test ne soit nullement modifié ou, en tout cas, trop diversement. Enfin, à côté de cas où bien des faits viennent prouver une participation hypophysaire et où le test reste normal, il en est où celui-ci est troublé alors qu’il ne s’agit que de sujets atteints d’affections nor endocriniennes. Nous passerons en revue successivement ces quatre groupes de possibilités.

® Nous placons donc dans ce premier groupe les affections où la réaction est constamment troublée.

Bien que nous possédions seulement quatre cas d’ACROMÉGALIE, nous pensons que le test préhypophysaire y est toujours intéressant à rechercher. Dans trois cas, il s’est montré augmenté; dans un, le test a été normal. Ces résultats pourraient se passer de commentaires; toutefois on remarque que pour un de ces cas (obs. 24) il y avait également goitre avec hyperthyroïdie. Mais une telle constatation ne peut venir fausser le test puisque l’on sait que, au contraire, en général, il est diminué dans cette affection et que MM. LABBÉ et STÉVENIN ont montré que l’acromégalie s’accompagnait fréquemment d’aug-

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mentation du métabolisme de base et même d’exoph: talmie précoce. D’autre part, la réaction d’Aron a été normale chez un sujet (obs. 6) présentant en même temps qu’une acromégalie un syndrome adipiso-génital qui habituellement s'accompagne d’un test diminué. Sans aller jusqu’à supposer qu’il y a eu une sorte de compensation, il est surtout curieux de constater cette association de deux affections liées l’une à un hyper-, l’autre à un hyperfonctionnement de la même glande. Toujours est-il que ce dernier cas ne s'oppose pas, loin de là, à ce que nous concluions à la parfaite concordance entre les résultats du test et ce que nous connaissons de l’origine hypophysaire fréquemment néoplasique de lacromégalie.

Nous apportons aussi une observation de MALADIE DE CUSHING (obs. 20). Ce syndrome décrit depuis 4 ans à peine est consécutif à un adénome des cellules basophiles du lobe antérieur de lPhypophyse. Le malade observé en avait tous les signes cliniques; il avait même de la glycosurie. Comme il fallait s’y attendre le test d’Aron a été très augmenté. Chez un malade du service du Docteur RICHET à l'hôpital Beaujon, le test a été aussi augmenté. On peut difficilement se fonder sur deux cas : toutefois le résultat est logique et l’on est obligé de s’en contenter, car, on le sait, la maladie de Cushing n’est pas un de ces diagnostics que l’on a l’occasion de poser journellement.

Le test est presque toujours diminué dans le SYNDRo- ME ADIPOSO-GÉNITAL. Ce fait s'accorde ainsi avec la pathogénie la plus fréquente de ce syndrome, l’hypofonctionnement hypophysaire. Le point capital nous paraît être qu’un tel résultat est inverse, ou en tout cas fort différent de celui trouvé dans les obésités simples. Mais à ce sujet, il faut dire combien il a été difficile dans certains cas de séparer d’un syndrome adiposo-génital une obésité simple s’accompagnant,

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