‹ Étude critique du test préhypophysaire d'AronChapitre 64 sur 64 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Le test préhypophysaire d’Aron étudie les effets, sur le corps thyroïde et l’ovaire du cobaye jeune, de trois injections de l’urine d’un malade dont on veut explorer le fonctionnement hypophysaire.

IT. — Une réaction thyroïdienne normale est représentée par une légère activité de la glande. Une réaction diminuée laisse l’organe à l’état de repos. Une réaction augmentée détermine une forte hypertrophie et hyperplasie cellulaires, tandis que la colloïde se vacuolise et se colore plus difficilement.

Une réaction ovarienne normale se traduit par un épaississement de la thèque des follicules. Lorsque la réaction est diminuée, on observe l’aspect habituel de l’ovaire en dehors de toute injection. Une réaction ovarienne augmentée produit latrésie folliculaire avec formation de faux corps jaunes. La réaction ovarienne est toujours de lecture délicate.

III. — Le test préhypophysaire est presque constamment diminué dans le syndrome adiposo-génital, constamment augmenté dans l’acromégalie et la ma-

ladie de Cushing.

IV. — Il est fréquemment troublé dans les affections thyroïdiennes, dans certaines obésités et maigreurs, plus rarement dans certains troubles génitaux. Il doit toujours être tenu compte, dans ces cas, des signes cliniques et des autres recherches de laboratoire.

V. — Le test d’Aron peut rester normal dans certains troubles hypophysaïires; il peut être moditié dans des affections où l’hypophyse ne paraît pas jouer de rôle efficient ou occasionnel. Isolée, une telle modification est dépourvue de valeur.

VI. — Le test préhypophysaire n’explore pas toutes les fonctions hypophysaires. Il doit être interprété et étudié parallèlement à la clinique et aux autres tests. C’est à cette condition qu’il peut désormais se montrer utile pour fournir des suggestions thérapeutiques dans le syndrome adiposo-génital, dans certaines affections thyroïdiennes, dans certaines obésités ou maigreurs. Les variations des résultats du test au cours du traitement permettront également d’en suivre l'efficacité.

Vu : Vu :

Le Doyen, LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE ROUSSY. BAUDOUIX.

Vu et permis d'imprimer :

Le RECTEUR DE L'ACADÉME DE Pants,

SeCHAREETY

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