‹ Étude critique du test préhypophysaire d'AronChapitre 8 sur 64 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les méthodes d’investigation en endocrinologie ont beaucoup varié depuis les premiers observateurs. Leurs descriptions visaient des troubles en rapport avec des perturbations massives d’un fonctionnement glandulaire. Telles furent celles de la maladie d’Addison, de l’acromégalie. L’étude comparée des signes cliniques et des constatations anatomiques a permis de mettre en évidence jusqu’à l’existence inême de glandes endocrines qui, depuis, ont fait l’objet de multiples travaux physiologiques et cliniques.

En physiologie, les ablations d’organe, les greffes, les injections d’extraits ou opothérapie ont donné la possibilité de préciser les fonctions des glandes endocrines, d'éclairer la pathogénie des troubles glandulaires.

L'œuvre des cliniciens a été, en partant des grands syndromes, de suivre et de décrire des formes de plus en plus dégradées. Ils ont vu par exemple que la frilosité, l’acrocyanose, la chute de la queue du sourcil pouvaient être de même nature que les grands syndromes myxœdémateux, mais à l’autre extrémité d’une même échelle.

Certains auteurs se sont efforcés de construire une véritable infra-pathologie endocrinienne ; se basant sur des modifications morphologiques, ils ont essayé

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de se faire un schéma du fonctionnement des différentes glandes endocrines, chez des individus normaux ou ne se plaignant que de troubles sans aucune gravité. Mais il y a une limite à ce travail clinique : en effet, le fonctionnement du système endocrinien est beaucoup trop complexe pour que, dans tous les cas, on puisse faire la part de ce qui revient à chaque glande par des variations morphologiques. Même dans les syndromes purs on parvient à démontrer une légère participation d’une ou de plusieurs autres glandes et parfois aussi du système nerveux. Ceci est une notion de grande importance, dont on devrait tenir compte en expérimentation. En clinique, les syndromes pluri-glandulaires sont extrêmement fréquents et des troubles fonctionnels multiples peuvent se surajouter pour constituer un symptôme qui, on le conçoit, sera difficilement réalisable expérimentalement. On s'explique ainsi qu’un même symptôme puisse se voir dans des états pathologiques divers où il devient impossible de déterminer la fonction primitivement troublée. M. SÉZARY a insisté depuis longtemps sur ces symptômes qu’il appelle « symptômes endocriniens communs ».

S'il n’y a pas eu de changement à apporter aux descriptions séméiologiques initiales des grands syndromes endocriniens purs et bien isolés, au contraire. de multiples travaux ont eu pour objet les modifications bio-chimiques des humeurs et des organes, et les perturbations physiologiques de l’équilibre endocrinien. Ces modifications en effet se montrent constantes, et, en général, spécifiques de l’atteinte d’une glande déterminée. Les cliniciens pourront désormais les rechercher dans les formes frustes des affections endocriniennes ; ils posséderont, en d’autres termes, des « tests >» précis d’un trouble d’une sécrétion hormonale donnée.

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