‹ Étude critique du test préhypophysaire d'AronChapitre 9 sur 64 · AT · texte numérisé non relu

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Ces tests ne sont autre chose que l’application à la clinique quotidienne des enseignements fournis par la pathologie et l’expérimentation. Ils décèlent d’une manière beaucoup plus sensible les troubles endocriniens que les manifestations morbides.

Le métabolisme basal, le meilleur mode d’investigation du fonctionnement thyroïdien, est un des premiers en date. Plus récemment on a étudié les variations du taux de la cholestérinémie dans les hyper — ou hypo — thyroïdies,

Le dosage du calcium sanguin et étude de la chromaxie éclairent le fonctionnement des parathyroïdes.

Pour les surrénales, on dispose de l’ergographie et accessoirement du dosage du glutathion et des chlorures sanguins, de l'hypoglycémie provoquée par l'insuline.

Ces tests sont de valeur inégale, mais tous peuvent apporter un appoint lorsqu'il s’agit de faire le diagnostic des petits syndromes endocriniens si fréquents en clinique.

Il n’y a jusqu’à présent aucun test précis du fonctionnement de la glande hypophyse qui apparait depuis peu comme la clef de voûte de cet étonnant édifice endocrinien. Aussi ne connaissons-nous que de; syndromes hypophysaires en quelque sorte grossiers : acromégalie, gigantisme, nanisme, syndrome adipo: so-génital, diabète insipide. Pourtant, il est probable que cette glande joue un rôle de tout premier plan dans une multitude de petites manifestations endocriniennes dont la nature hypophysaire ne peut être démontrée péremptoirement.

Forts de notions physiologiques et soupçonnant le rôle de l’hypophyse grâce à une série de recoupements, nous arrivons cependant, dès maintenant, à améliorer quelques-uns de ces troubles par des thérapeutiques hypophysaires. Mais, il faut bien le dire, l'erreur du

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diagnostic est souvent seule la cause des échecs du traitement. Aussi un test hypophysaire serait-il d’une très grande utilité pour la clinique. De nombreux modes d’exploration ont été mis en œuvre : sans parler des modifications radiologiques de la selle turcique, on a préconisé l'exploration du champ visuel, la recherche du pouvoir mélano et érythrophorotrope des humeurs de l’organisme. M. ARON a proposé un test qui a pour but d'étudier le fonctionnement de la préhypophyse par la recherche et le dosage, dans le sérum ou l'urine, de deux des hormones préhypophysaires : la thyréo-stimuline et les gonado-stimulines. C’est de ce test que nous voulons faire la critique. Nous exposerons d’abord les données physiologiques sur lesquelles il est fondé; puis, nous en décrirons la technique. Dans une deuxième partie, grâce aux centdouze observations rapportées dans cette thèse, nous verrons l’application du test préhypophysaire à la clinique. Enfin, nous en discuterons la valeur.

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