DIS TR A EE
La fatigue est une réaction de l'organisme contre le travail, elle se manifeste à l'individu par de la gène de l'impotence de la douleur et aboutit à l'inaction. On peut dire au point de vue mécanique que la fatigue musculaire se caractérise par une diminution progressive du travail physiologique et mécanique, et que la fatigue est totale, devenant ainsi de l'épuisement lorsque le travail devient impossible. Ce phénomène se produit pendant l'expérience ergographique, nous voyons en effet les ordonnées ou chemins parcourus par Île curseur diminuer avec le temps, traduisant une perte de travail positif; puis tout à coup le musele semble paralysé, on ne note plus de déplacement du curseur, il n°v à plus de travail.
Il semble donc que l'idée de fatigue puisse très grossièrement sortir de l'étude d'une courbe ergographique. Nous essayerons de l'en üirer. Mais en agissant ainsi nous avons une idée plus mécanique que physiologique de la fatigue, nous la sentons mais nous ne la saisissons pas.
Les méthodes physiologiques d’ailleurs, qu'elles soient plus simples ou plus complexes ne nous donnent pas un résultat meilleur, et comme je l'ai dit plus haut, Mlle Toteyko est arrivée à une formule arithmétique qu'elle désigne du nom de quotient de fatigue, sans vouloir pour cela confondre le quotient avec la fatigue. Ce quotient qui marche avec le travail, suit quelquefois les formes de courbes, et pourrait peut-être au besoin servir le travail et la fatigue sans vouloir être ni l'un ni l'autre. Une telle formule ambiguë peut servir à tous les cas de la pratique ou presque; mais si nous pouvons trouver une formule qui prenne plus nettement parti pour le travail où la fatigue nous l'adopterons de préférence, laissant malgré tout la liberté à chacun de préférer le quotient de fatigue à nos résullats.
Mie Ioteyko a fait inscrire par un même individu une série d’ergogrammes, elle a obtenu chaque fois des courbes semblables; mais tandis que tel individu présente une seconde courbe dans laquelle le travail positif a dimi-