‹ Étude Critique Sur L'Ergographie De Mosso: Et Quelques-uns De Ses Éléments Propres D’informationChapitre 19 sur 22 · LEE · texte numérisé non relu

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le sujet ne s'était pas fatigué. Donc à la surface de travail ergographique située entre la courbe et les axes, nous ajoutons une nouvelle surface de fatigue ou de travail négatif À B' B qui représente le travail perdu ou le travail détruit par la fatigue.

Nous pensons malgré tout que la fatigue étant quelque chose de relatif, la fatigue doit toujours étre ramenée au mème individu pour avoir un sens. Il nous à semblé que si l'on pouvait comparer les travaux positifs entre eux pour deux individus on ne devait pas user de la même liberté pour les fatigues, car la fatigue est relative et un individu ne rapporte sa fatigue qu'à lui-même. La notion de fatigue servira surtout à déterminer le rendement individuel pour chaque travail, cette notion tranchera la question de courbes ergographiques dans tous les cas.

Dans le cas où l’on voudrait caractériser deux individus qui ont les courbes différentes avec un même travail et un même quotient de fatigue il faudrait recourir à la notion de fatigue ou de rendement, on saurait ainsi que l’un deux a perdu par exemple deux kilogrammètres de plus que l’autre parce qu'il a travaillé en S plutôt qu'en ligne droite ; mais nous ne savons pas pour cela la différence qui existe entre les muscles ni entre les destructions organiques des individus.

Tandis qu'un sujet qui travaille suivant une droite ou tout autre type de courbe, peut à deux instants différents de sa vie produire le même travail avec le mème quotient de fatigue sans pour cela être obligé de se fatiguer de la même façon dans ces deux circonstances. L'évaluation de la fatigue ou de son équivalent à son sens et le rendement distingue les fravaux égaux accomplis par le même individu. C'est là une question d'entrainement ou de forme, qu'il s'agit de mettre en lumiere.

Manière d'effectuer les différentes mesures. — En présence d'une courbe ergographique déjà fixée, on se propose de déterminer la surface de travail et la surface de fatigue.

= he

Pour cela on découpe la courbe (fig. 5) en suivant son contour le plus exactement possible, cela fait on porte cette courbe découpée sur un carton épais, on limite à l'aide d'un crayon le contour de la figure, puis à partir du point le plus élevé de la première ordonnée ou même une parallèle à l'axe des abcisses et l'on prolonge l'ordonnée finale

FrG. 5.

jusqu'à sa rencontre avec la ligne que l’on vient de construire, on à ainsi la courbe ergographique A B contenu dans le rectacle A B'DO ayant pour côté la longueur de l'ordonnée initiale et pour autre côté une longeur égale au nombre »# des tractions. Cela fait, on découpe : 1° Le rectangle que l'on pèse avec une balance sensible, soit P; son poids: 2 On détache les deux parties du rectangle, lune représente la surface de travail, l'autre la surface de fatigue (surface positive, surface négative); il suffit d'en peser une pour connaitre le poids de l'autre et aussi sa surface. supposons que nous ayons pesé la surface de lravail et que l'on ait trouvé p grammes. Nous avons ainsi les deux

poids P, et p qui vont nous servir à évaluer les surfaces respectives de travail et de fatigue. Ayant fait les mêmes mesures pour plusieurs courbes, on voit ainsi que l’on peut faire le rapport des surfaces et par suite le rapport des travaux musculaires ou même des fatigues.

Évaluation des surfaces. — Le poids du rectangle est P,, la longueur de l'ordonnée initiale est /, les tractions sont

au nombre de ». La surface du rectancle est /n, on en HER RTE : P:

déduit que l'unité de surface pèse 7

Si p représente le poids de la surface de travail, autant

UE : Ur

de fois se sera contenu dans p, autant il V aura d'unités de surface revenant au travail.

. : in D'où surface travail — rs . : : (P; — p)in De mème surface fatigue — SE CU

ll serait bon pour éviter les erreurs, de peser le rectangle puis les surfaces de travail et de fatigue, et de bien s'assurer que le poids des surfaces positives et négatives réunies donnent le poids du rectangle.

Rendement. — Nous appellerons rendement mécanique de l'individu, le rapport entre le travail qu'il a fait âccomplir au chariot et celui qu'il promettait de lui faire accomplir. Le travail qu'il comptait faire avee le chariot a pour mesure le nombre qui exprime la surface du rectangle et le travail qu'il a fait, le nombre qui mesure la surface positive de la courbe. En désignant par R le rendement, on à :

Done, le rendement est le quotient du poids de la surface du travail au poids de la surface du travail.

Reprenant la formule de la surface du travail, on voit que cette dernière est égale au produit du rendement par la surface du rectangle.

On pourra faire toutes les combinaisons possibles. Établir, par exemple, le rapport qui existe entre la fatigue et le travail accompli: ou bien, le rapport entre la fatigue et le travail que l'individu aurait dù faire s'il avait travaillé comme une machine (surf. du rectangle), c'est-àdire sans se fatiguer.

On voit qu'en effectuant les mesures comme nous lindiquons, nous n'avons pas besoin d'employer le même carton pour tous les individus. Toutes les épaisseurs de carton sont convenables, à la condition d'avoir pour chaque surface un poids de carton convenable pour qu'une balance de laboratoire puisse permettre de faire une pesée exacte. Tout se réduit à peser deux fois, à mesurer une longueur et à compter le nombre de tractions. On vérifie facilement l'erreur des pesées, en mesurant la surface du rectangle, la surface de la fatigue, la surface de travail et en posant.

Surf. rectangle — Surf. travail + Surf. fatigue.

Un tel procédé supprime le ruban métrique qui donnait (somme de l) avec lequel Mosso évaluait le travail, et permet même à distance d'avoir rapidement les surfaces à évaluer, où chemin parcouru. On se dispense également de faire x mesures de longueur, lorsque le ruban métrique n'existe plus.

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