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el nous n'avons même pas besoin de savoir que l'un travaille
en S el l'autre suivant une droite, pour savoir que les deux fatigues ne sont pas égales.
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Voilà done deux courbes À 0 H et G 0 B qui limitent une même surface de travail et ont même quotient de fatigue 0 M, nous savons que ces deux courbes sont différentes par leur forme, que veut donc dire le quotient de fatigue ? Parle-t-il comme le travail lui-même et dans ces conditions comme le travail 11 est impuissant à lui seul à caractériser les courbes, ou bien ce quotient sans être la fatigue comme le dit son auteur, donnerait des indications sur la fatigue, et dans ce cas particulier nous dirait que les faligues sont égales. Devant une telle incertitude nous avons préféré penser que si les travaux sont égaux, les faligues sont différentes très probablement et nous avons demandé à la courbe ergographique d'essayer de préciser.
Si maintenant nous nous faisons une idée mécanique de la fatigue, nous dirons que toutes les formes physiologiques
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du travail conduisent l'être à la fatigue, qui est la somme des fatigues inhérentes à chaque forme de travail. Cette fatigue se manifeste mécaniquement par une diminution dutravail positif. En effet au bout de la première traction il se produit une fatigue correspondante au travail positif, mais le musele revient à sa position initiale en faisant des travaux statiques et négatifs qui produisent des fatigues statiques et négatives. La somme de ces fatigues retentit sur le musele et ce dernier traduit cette fatigue totale par un travail positif moindre, par une ordonnée moins longue. Par conséquent la perte de travail à l'instant ,, par rapport au travail initial représente un travail qui équilibrerait la fatigue totale ou les trois fatigues à l'instant #,.
Y a-t-il de la fatigue sur les courbes ergographiques? Peut-on s’en faire une idée? Il nous semble que la notion de fatigue doive ètre cherchée ailleurs que sur la courbe. Si la courbe ergographique exprime la série des travaux effectués jusqu'à la fatigue, tout ce qui se trouve sur la surface limitée par la courbe et les axes appartient au travail et ce qui revient à la fatigue doit-être à côté du travail, peut-etre, mais ne doit pas se confondre avec lui.
Prenons une courbe quelconque AB (fig. 4), soit OH le temps pendant lequel l'individu a travaillé, lorsque le chemin HC à été inscrit. Au moment où cette ordonnée a été tracée le chemin parcouru primitivement qui était OA n'est plus que HC, done le chemin perdu en G est OA — HC — CH’.
Si done en GC nous voulons faire exécuter au curseur un travail égal au travail primitif, il nous suffirait de le faire entrainer d'une longueur égale à CH”. Si le doigt en C n'a pu fournir qu'un travail proportionnel à HG au lieu d’en fournir un proportionnel à HI, c'est qu'avec le temps il a perdu la faculté de produire un travail positif proportionnel à H'C, qui ajouté au travail effectué en C doit donner le travail initial. Cette différence de travaux entre A et C ne peut être attribuée qu'à la fatigue (iei c'est la somme de fatigues positives, négatives et statiques). Les travaux posi-
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üfs étant proportionnels aux longueurs inscrites, le travail perdu en C est proportionnel à CH'. Mais entre A et Cil s est exécuté une série de travaux, à chacun d'eux il faudrait ajouter un travail compensateur de la fatigue, ces
travaux sont comme la différence entre l'ordonnée du point A de la courbe et les autres points de la courbe. Donc en faisant la somme de ces différences de A en G on aura le chemin perdu qui sera proportionnel au travail ergographique non effectué et par suite à la fatigue musculaire. Pour aller de À en B on verra encore que le chemin perdu sera la somme de ces différences, c'est justement la surface À B' B située au-dessus de la surface de (ravail. Si nous convenons de donner des signes aux longueurs, nous dirons que les ordonnées comprises dans la surface de travail À O D B et qui correspondent aux chemins pareourus seront positives, et négatives celles qui se trouvent au-dessus de la courbe dans la surface A B°B qui représente les chemins qui auraient dù être parcourus si