AVANT-PROPOS
saint Paul, tel devait être en effet l'idéal de saint Augustin.
On croit trop que les Pères latins n'ont songé qu'à maintenir la vérité du dogme catholique, et que, différents en cria des docteurs grecs, ils ont dédaigné de l'entourer des prestiges de l'éloquence. Cela serait vrai tout au plus des évoques des VIe et VIT siècles. Alors même pour l'Église commençait le moyen-âge. Le sentiment du beau semble presque complètement perdu, et l'éloquence disparaît d'un monde qui ne l'aurait pas comprise ; mais alors aussi un grand changement se fait sentir dans l'esprit de l'Église. Désormais il ne s'agit plus pour elle de régner seulement sur les âmes, et elle ne s'appuiera plus sur ses puissants docteurs qui avaient honoré le IIIe et le IVe siècle.
Mais avant la sombre nuit qui enveloppe le pénible enfantement de la féodalité et de la puissance pontificale, l'Église latine, avec moins
en 1616. Cette citation, extraite du chapitre XL1I, page 296> semble avoir servi de texte à l'épigrumme de .1. Scaliger, que voici :
Ne egredere è solo ac ictrico, patér aime, reressu,
Ut .lesuni videas; Christus nbiqne libi esl. No egredere, ut Paulamausculles magna illa sonanlem :
lu cœlo Paulus mbx Itius hospes erit.
sr egredere m Romani spectes ; Slomachaberc quando
Roma ciit in Romà uitlla reperla til»i.