‹ Étude critique sur la valeur de la séro-réaction de WrightChapitre 6 sur 10 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Nous venons d'étudier les résultats des nombreux tra-

Vaux qui ont paru sur la valeur du séro de Wright et

cette brève revue nous a montré que les conelusions varient presque avec chaque auteur. Quelle est-donc la raison de ces divergences el quel est l'élément qu'il faut accuser ? Faut-il attribuer aux variations dans la techni-

que les différences des résultats obtenus? La chose

n'est pas certaine, mais il semble que, pour juger sainement et pour pouvoir compter sur la fidélité des ren-

seignements obtenus sur la séro-réaction, il faut être

en possession d’une technique sûre et s’entourer de précautions infinies comme l’ont bien montré Carrieu et Anglada {Presse médicale, 1912) e& comme nous essayerons de l'indiquer plus loin. Ainsi est justifiée la place prépondérante que nous faisons dans cette modeste contribution, au chapitre de technique. Nous

SLOOE allons d’abord décrire les procédés employés par les divers auteurs. Nous essayerons ensuite de mettre en lumière les points qui nous paraissent le plus indispensables à l’obtention de bons résultats. Il nous restera ensuite à indiquer le procédé que nous avons Île

plus souvent vu employer par nos Maîtres aux labora- -

toires cliniques de l'hôpital Suburbain.

A. — Principales méthodes employées

La séro-réaction de Wright, la première en date, est une réaction de sédimentation. La base de cette méthode est la suivante : Prendre du sérum sanguin, le diluer dans une solution saline physiologique. Cette solution sera plus ou moins grande suivant que l’on voudra obtenir une réaction plus ou moins rapide.

D'autre part, émulsionner des cultures de micrococeus melitensis sur agar dans une solution saline normale. Mélanger ensuite à parties égales dans le tube à sédimentation, agiter le mélange et abandonner au repos. Quelques heures après, observer le tube à jour frisant sur un fond obscur. La réaction sera dite positive si on constate un dépôt floconneux au-dessus duquel surnage du liquide clair.

Pour n'omettre aucun détail technique décrit par Wright, nous allons citer in extenso son manuel opératoire.

«On obtient facilement du sang en quantité suffisante, en piquant sur la face dorsale d’un doigt, tout près de l’'ongle. On le recueille avec la pipette représentée par la

ja. en th La

non figure [. En poussant le sang recueilli dans la partie renflée de la pipette, on casse celle-ei aux points x x el on la ferme à la flamme ; le liquide se trouvera ainsi renfermé dans une capsule en verre, où on le laissera 24 heures. ;

» Le sang se sépare en sérum et en caillot ; on brise alors une des extrémités de l’ampoule et on extrait le sérum au moyen d’une pipette capillaire. On pousse le sérum ainsi recueilli dans un verre de montre en soufflant à l’autre extrémité de la pipette. On dilue au 1/5 avec une solution salée normale.

» Il suffit pour cela de remplir la pipette capillaire, quatre fois de suite, d'une quantité de solution salée, égale chaque fois à la quantité de sérum mère dans le verre de montre.Le sérum étant ainsi dilué, on unintroduit une petite quantité dans le tube à sédimentation représenté par la figure IT et qui a un millimètre de diamètre, afin d'augmenter la hauteur de la colonne liquide.

» Supposons que la quantité de sérum dilué introduite arrive au point a du tube III ; on marque ce point au trait rouge. On retourne le tube de façon que sa partie effilée soit dirigée en haut, pour laisser pénétrer une bulle d’air qui doit servir d’index. Le sérum dilué occupe donc dans le tube figure IT lPespace compris entre c et d la bulle d'air étantentre d et c.

Il s’agit de faire pénétrer maintenant une quantité d'émulsion de culture de micrococcus melitensis égale à celle du sérum dilué contenu déjà dans le tube.

» L'émulsion s’élèvera jusqu’au point a. Reste à faire le mélange intime des deux liquides. On aspire deux ou trois fois avec le tube en caoutchouc T'pourles amener

dans la chambre à mélange Z. On pousse ensuite le

Re mélange dans la tige en ayant soin de ne pas souffler trop fort et en obture la pointe à la flamme. On laisse reposer 24 heures dans un support où il y a des tubes témoins, dans lesquels on met de l'émulsion microbienne mélangée à du sérum normal.

» Curry emploie des tubes de 3 ou 4 millimètres et longs de 7 centimètres. Il tue les microbes par la chaleur à 60° pendant un quart d'heure environ, avec addition de 0,5/100 d'acide phénique. Il mélange une goutte de sérum avéc XIX de solution saline normale. Puis :l ajoute une partie égale d’émulsion de culture et 1l met le tout dans le petit tube. Il examine à l'œil nu s'il y a précipitation et comme moyen de contrôleil prend, avec un fil de platine, une goutte en haut, une goutte à la

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