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maintenant les classer sous 7 chefs différents : 1° Sa naissance et sa famille; 2° sa première captivité en Irlande ; 3° sa fuite et son retour dans sa patrie; 4° sa seconde captivité; 5° ses nouvelles visions ; 6° allusions à son voyage en Gaule ; %o son activité et les fruits de sa mission en Irlande.
La plupart des critiques se prononcent aujourd’hui pour l'authenticité de ce document. Schœll lui-même, qui, dans son ouvrage de 1851(De Ecclesiasticæ Britonum Scottorumque historiæ fontibus), ne le plaçait pas avant le 1x° siècle, s’est rangé à l'opinion générale (Æeal-Encyclopædie de Herzog, art. Patricius) (1). I ne nous est cependant pas permis de passer sous silence les objections que ce critique avait exposées avec beaucoup de netteté(2). Elles peuvent se résumer dans les trois arguments suivants:
1° Le style barbare et incorrect de cet écrit : « St ere Patricius Confessionem scripsit, indoctus profecto ac rusticissimus fuié nec omnino ille quem summis posterti laudibus extollebant » (p. 71) ;
2° Les faits extraordinaires qui paraissent appartenir au domaine de la légende (28 jours dans un désert, exercices de piété exagérées);
30 Plusieurs citations de l’Ancien et du Nouveau Testament empruntées à la Vulgate.
La réponse générale que l’on peut faire à ces objections et la preuve qui, selon nous, parait la plus concluante, c’est qu’on ne comprend pas quel aurait pu être le but du faussaire. On l’a fait remarquer fort justement : saint Patrick se présente dans sa Confession sous un jour bien peu favorable : ce n’est pas de cette façon qu’un historien quelconque aurait conçu l’ouvrage.
Ecrivant au 1Xe siècle, un faussaire n'aurait pas manqué
1) « On ne trouve, dit-il, aucun motif valable contre l'authenticité de la Confession et de l'Epitre (p. 296)». É
(2) Pourquoi Schœll, qui a changé d'opinion dans son article de l'Encyclopédie, semble-t-il ignorer qu'il a jadis donné de fortes raisons contre l'authenticité de la Confession ? \