PRE LATE
recherches confirment une partie de celles du P:François-Franck.
Dans la même année furent publiés les travaux de Grossmann et von Basch, dont les recherches furent faites à l’aide de la canule à soupapes et à ressort de ce dernier, instrument qui, d’après ces expérimentateurs, permettrait d'introduire l'air en quantités égales sous une pression tou- Jours égale dans toutes les circonstances. Or, des lois physiques bien établies prouvent qu'il est impossible de satisfaire à ces deux conditions à la fois, dans des temps égaux et avec des capacités variables. Aussi les résultats de leurs expériences et les déductions qu’en croit pouvoir tirer von Basch ont eu à subir la critique de nombre d’expérimentateurs.
En 1892 parut le remarquable travail d'Einthoven dont les expériences ont été poursuivies à l’aide d'instruments spéciaux inventés par l’auteur. Il nous serait difficile de rendre compréhensible la structure et le fonctionnement de ces appareils sans nous aider de schémas et de planches. Qu'il nous soit donc permis de n’en donner que des indications très générales : on insuffle à chaque inspiration un volume constant d’air et la pression intra-pulmonaire peut être mesurée à une phase voulue de la respiration, le manomètre enregistreur ne se trouvant en communication avec les voies respiratoires que d’une façon intermittente.
Ajoutons que de l’avis des physiologistes, le travail
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d’Einthoven est un des plus complets et des plus précis qui aient paru jusqu'aujourd’hui.
Nous citerons en dernier lieu notre maître Francois- Franck et cela pour la raison que ses recherches ont été faites à des époques différentes et suivant des procédés variés.
En 1878 le professeur Franck, étudie les effets constricteurs réflexes produits sur les muscles bronchiques par l'excitation du bout central dupneumogastrique d’un côté, l’autre nerfétant intact. Il enregistre en même temps que les changements du périmètre thoracique, les variations de la pression pleurale pendant l’insufflation chez l’animal curarisé. L'animal est soumis à l’insufflation pulmonaire en réglant la pression de l’air insufflé de manière qu’elle reste constante à tous les instants de l’expérience. Il arrive ainsi à déceler d’une façon très nette le spasme bronchique : l’excitation du bout central d’un des nerfs vagues s'accompagne et est suivie d'une résistance notable du poumon à l’insufflation, tandis que l'aspiration thoracique augmente notablement.
Quelques années plus tard (1885) dans ses recherches sur les fonctions motrices du cerveau, il emploie le même procédé pour mettre en évidence le spasme des bronches sous l'influence des excitations corticales : par le fait de la curarisation, les muscles de la paroi thoracique, offrent une résistance constante, ce qui élimine la réaction expiratrice de l’animal non curarisé.
Dans son étude expérimentale sur les névroses refleres
d’origine nasale (1889), le spasme bronchique a été démontré par le même procédé. En 1890, le professeur du collège de France ayant recours à la méthode ci-dessus, démontre l’existence du spasme bronchique d’origine cardoaortique. Dans toutes ces expériences, la double section des pneumogastriques à supprimé le phénomène et la résistance pulmonaire à l'insufflation n’a plus varié.
Enfin, cette année, M. François-Franck, tout en reconnaissant la valeur du procédé et surtout des résultats du travail d'Enthoven, cherche dans la méthode des ampoules conjuguées un moyen plus simple et aussi sûr d’étudier la contractilité bronchique. Cette méthode est la base de son bronchio-myographe avec lequel nous avons obtenu les tracés produits dans ce travail.
La direction des Archives de physiologie normale et pathologique a bien voulu nous autoriser à reproduire la gravure représentant le bronchio-myographe publiée dans le 1° numéro de cette année.
M. Fr. Franck décrit en ces termes le fonctionnement de l'appareil.
« Un tube métallique {t) est introduit par une petite bou- » tonnière trachéale dans la bronche (Br.) correspondant » au lobe pulmonaire (L.) dont on doit explorer la contrac- » tilité. Ce tube en renferme un second beaucoup plus pe- » tit qui représente une sonde obturatrice analogue à celle » que j'ai fait construire en 1877 par Tatin : le tube inté- » rieur en effet, s'ouvre en perforant la paroi du tube prin- » cipal dans un petit manchon annulaire de caoutchouc