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« Nous croyons que, comme l’a montré Schulze (op. cil., in Stricker, page 472) la vérité est entre cesdeuxopinions extrêmes, c’est-à-dire qu'à la partie toute supérieure (originelle) des canaux alvéolaires, ainsi que sur les ouvertures des alvéoles ou tout au moins des infundibula, il y a des éléments musculaires lisses réduits à des fibrescellules isolées, tandis que dans le fond des alvéoles ces éléments ont complètement disparu. Leur recherche doit être faite en employant comme réactif l'acide acétique qui permet de distinguer les noyaux musculaires à leur forme allongée ; or, dans ces conditions de préparation, on aperçoit, vers les ouvertures des alvéoles, des noyaux dont la longueur est de 14 à 16 x ce qui permet de les distinguer de tout autre élément, et même des noyaux des fibres lisses des vaisseaux lesquels n’ont que 7 à 9# de longueur ».
2° Physiologie normale des fibres lisses des bronches.
L'existence de ces fibres lisses et leur mode de réparti-
tion devaient amener à l'esprit l’idée d'une fonction.
Aussi la sagacité des physiologistes s’est exercée depuis
longtemps à découvrir cette dernière. Longet en 1842 déjà,
ayant vu se produire de l’'emphysème pulmonaire à la sui-
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te de la section des pneumogastriques, mettait cette lésion sous la dépendance de la paralysie consécutive des fibres lisses broncho-pulmonaires.
Il induisait de ces résultats que les fibres lisses devaient normalement servir au renouvellement plus completdel’air dans le poumon. |
Aujourd’hui, Grancher et Cadiat leur attribuent le rôle de distributeurs et de régulateurs de l'air dans les alvéoles. |
Dans le chapitre suivant, nous allons voir par quelles phases a passé l’expérimentation au sujet de la contractilité bronchique.
CHAPITREII
Historique.
Quelques anciens physiologistes, Boerhave et Haller entre autres, admettaient la contractilité bronchique d’une façon toute intuitive, {andis que leurs contemporains ainsi que les savants d’une époque plus rapprochée, se sont montrés réfractaires à cette idée.
Weidemeyer, puis Krimer,constatèrent lespremiers, par la vue, la diminution du calibre de la trachée et des bronches sous l'influence d’excitations mécaniques et électriques.
Toutefois, il faut arriver jusqu’en 1840 pour voir la majorité des physiologistes, à la suite des expériences probantes de Ch. Williams, admettre sans contestalion l’existence de la contractilité des bronches.
La méthode de Williams était des plus simples. Les poumons extraits de la cage thoracique, étaient mis en rapport par la trachée avec la courte branche d’un manomètre à eau ; en excitant ensuite le tissu pulmonaire par un courant électrique, Williamsobtenaitunelenteascension de cinq centimètres. En interrompant le courant la descente manométrique s’effectuait plus lentement encore : il lui fut possible de reproduire ces effets durant 5 à 6 minutes, au bout desquelles la fatigue des muscles bronchiques se montrait.
Williams mit encore l’action musculaire en évidence sur la trachée et les grosses bronches en mesurant leur calibre au compas avant et après le passage d’un courant galvanique. |
Deux ans plus tard, Longet obtint des résultats identiques à ceux de Williams en employant la même méthode; mais de plus, ayant fait passer un courant transversal dans plusieurs rameaux du pneumogastrique, ikobtint encore des ascensions manométriques. C'était démontrer d'une façon effective que la contraclilité bronchique est sous la dépendance du nerf vague.
Ce même changement de calibre des bronches, ille constata à la loupe chez le bœuf et le cheval.
Vient ensuite Paul Bert qui substitua au manomètre le tambour enregistreur et donna les premiers tracés du phénomène.
Avec Schiff, nous voyons mettre en œuvre une nouvelle méthode d'investigation. Cet expérimentateur adaptait sur le poumon un petit miroir dont les mouvements servaient à déceler le retrait du viscère à la suite d’excitations variées.
Gerlach, en s’aidant le premier du curare apporte une amélioration sensible à la méthode manométrique.
Citons l'innovation plus curieuse qu’utile due à Mac Gillavry (1876). Il pratiquait à l’aide d’une aiguille des trous à la surface du poumon: l'air insufflé pouvait ainsi s’échapper par les trous d’aiguille ; toute diminution dans le calibre des bronches devait se traduire par une augmenta-
— 16 — | tion de pression dans un manomètre branché latéralement sur la trachée.
Riegel et Edinger, en 1885, firent de minutieuses recherches sur le spasme bronchique en employant une canule trachéale à double branche, le manomètre à eau el la curarisation.
Disons incidemment que quoique leur travail soit des plus complets, les déductions qu'ils en tirent au point de vue de la pathogénie de l’asthme nous semblent fort discutables. Nous y reviendrons d’ailleurs longuement dans la suite.
Roy et Brown étudièrent la même année le resserrement des bronches à l’aide d’un tube muni d'une vésicule insufflable qu'ils introduisaient dans la bronche par la trachée ; l’autre extrémité du tube était mise en rapport avec un oncographe. Ces auteurs n'ayant pas publié de tracés, nous n'insisterons pas sur leur procédé. Néanmoins, les résultats qu'ils accusent sont à prendre en considéraor a
En 1890, Sandmann emploiela méthode de Gerlach, mais en substituant au manomètre le tambour enregistreur.
Lazarus étudie en 1891 le spasme bronchique au point de vue réflexe en insufflant l'air dans les poumons à une pression constante et en mesurant et enregistrant les volumes ainsi introduits aux différentes phases de l’expé-
rience. Tout obstacle à l'insufflation pulmonaire devait se.
traduire par la diminution de volume de l'air insufflé. Ses
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