RENE
2° Excitation du bout périphérique du pneumogastrique.
Ce procédé, le plus ancien et le plus facile à réaliser, est celui qui donne les résultats les plus précis, les plus constants. Il à été employé d’abord par Longet et ensuite par un grand nombre d’expérimentateurs. — C’est à lui que nous devons les tracés obtenus avec le bronchio-myographe.
Comme on peut Le constater, le tracé ci-dessus (n° 1 )rend compte du phénomène d’une façon frappante. Au nombre descirconstancesintervenant pour modifier le degré du spasme, il faut noter :
a) La durée de l'excitation à laquelle le spasme est directement proportionnel ; car il s’agit de fibres lisses, qui se contractent, comme on sait, très lentement.
b) L'intensité du courant : avec des courants faibles, le résultat est proportionnel à leur intensité; mais avec
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des courants forts, la proportion ne se maintient pas, car la fatigue des muscles lisses arrive très vite.
Faisons la remarque que la période latente d’excitation a été ded4à1*1/3.
c) Beaucoup d'auteurs admettent que les changements de la pression sanguine pulmonaire ont une influence proportionnelle sur les variations de la pression intra-pulmonaire ; mais les tracés obtenus par Einthoven prouvent que le changement de calibre des bronches est, sinon d’une façon absolue, du moins à un haut degré, indépendant de la pression du sang dans les poumons. En d’autres termes, les varialions de la pression sanguine ne peuvent apporter que des obstacles mécaniques insignifiants aux modifications de la pression intra-pulmonaire, car elles n’impriment au manomètre enregistrant cette dernière que des oscillations certainement inférieures à 5 millimètres d’eau.
Si nous faisons ainsi ressortir ce fait, c’est que certaines théories cliniques (quelques-unes très modernes) donnent comme cause à plusieurs dyspnées l'obstacle mécanique apporté à la ventilation pulmonaire par l’engorgement sanguin (actif ou passif) du poumon.
La meilleure preuve que la pression sanguine n’exerce que très peu d'influence sur la pression intra-pulmonaire, c’est que chez l’animal mort on obtient des courbes de pression pulmonaire très élevées par l'excitation du bout périphérique du paneumogastrique.
‘ Hne serait peut-être pas superflu de remarquer que la proposition inverse n’est pas vraie, car il est impossible de
AO modifier la pression intra-pulmonaire, si peu que ce soit, sans influencer la pression sanguine d’une manière directe, mécanique.
La forme de la courbe diffère selon l'appareil employé, mais, dans {ous les cas, elle présente l’ascension graduelle caractéristique de la contraction des fibres lisses.
La tonicité de ces fibres, se recherche par la ligature et la section des pneumogastriques et se mesure à l’abaissement consécutif de la pression intra-pulmonaire. Elle a été très variable dans les expériences d’Einthoven, quelquefois ne
mesurant que de2 à 7, d’autres fois s’élevant jusqu’à 24mm. d'eau.
D'après le professeur Chauveau, elle serait beaucoup plus grande chez le cheval.
Remarquons en passant l'effet minime de la ligature ou delasection des pneumogastriques sur les muscles bronchiques, tandis qu’il se montre très accentué sur la pression sanguine. L’accumulation d'acide carbonique dans le sang augmente toujours et à un haut degré le tonus. Nous en parlerons plus loin.