CONDUITS ALVÉOLAIRES ET ALVÉOLES
L'existence de fibres musculaires sur les conduits alvéolaires et sur la paroi de l’alvéole elle-même a été niée pendant longtemps, et aujourd’hui encore, par la plupart des micrographes et quelques anatomistes des plus mar-
quants persistent à nier leur présence à ce niveau (Stohr, Sappey).
Voyons par quelles phases a passé la discussion. J. Moleschott, en 1845, décèle l'existence du tissu musculaire lisse sur la paroi alvéolaire au moyen de la réaction chimique suivante:
Traitées par l’acide azotique, puis par l’ammoniaque les fibres musculaires lisses prennent une belle couleur jaune qui est due à là formation d’un xanthoprotéate d’ammoniaque. Cette réaction manque avec le tissu élastique. Orelle se montre dans les aréoles pulmonaires; d’où la conclusion de J. Moleschott (in Longet). Après lui les histologistes Piso-Borme, Hischmann et Chronszezewsky admettent leur
existence et Longet donne comme argument favorable à
cette opinion (ir Mémoire publié en 1842) la production de l’emphysème pulmonaire par section desnerfs vagues. Leur existence a élé admise depuis les recherches histologiques de Colbert, Schultze, Rindfleisch et celles plus récentes de
Cadiat et Grancher, mais aussi, niée par d’autres auteurs.
Voici comment le professeur Mathias Duval tranche la
question (Dict. Jaccoud, vol. 29, page 284).