TRAITEMENT
agent. Indications pî'ophy lactiques. 1° Traiter lesprêdîs* positions générales ; 2° combattre les prédispositions locales ; 3° empêcher les causes localisatrices... Indications curatives. Emanciper la lésion locale du joug de la diatlièse.. Soulager le malade physiquement et moralement. » On me pardonnera de ne pas suivre l'auteur dans cette prolixité de détails qui parfois ne laisse pas que d'être un peu naïve. Je la trouve, pour mon compte, absolument superflue, alors qu'il eut suffi de dire que la nature syphilitique d'une afïection médullaire ne devait pas la soustraire à la thérapeutique mise en œuvre contre les myélites en général.
La médication qui convient dans tous les cas aux myélites syphilitiques est le traitement mixte; toutefois, on doit le modifier un peu suivant l'époque de l'infection à laquelle éclatent les accidents nerveux. Dans les myélites précoces, c'est le mercure qu'on doit administrer de préférence ; l'iodure de potassium, seul ou associé au premier, reprend tout ses droits dans les troubles médullaires plus tardifs. Il faut alors le prescrire àdoses massives, et en continuer l'usage pendant longtemps avec une grande ténacité.
Les uns commencent d'emblée par 4 à 6 grammes dans les 24 heures; d'autres n'arrivent à ces doses élevées que par une progression lente. Gharcot emploie une méthode différente, qu'il appelle « traitement mixte à iuter ruptions, » et par laquelle il aurait triomphé là où souvent un usage quotidien de doses moyennes de mercure et d'iodure de potassium n'avait rien produit. Voici comment il procède en pareil cas {voyez le Progrès médicaldu i3Ja7wier 1877) ; «Frictions tous les jours avec