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la canule d’une seringue. L'appareil est introduit dans une sonde conductrice en celluloïde, n° 80 de la filière de Charrière. Le bout supérieur du condom déborde légèrement l'extrémité lisse de cette sonde. A l’autre extrémité, sort la sonde fine en gomme.
» À l’aide de la chaleur, on a préalablement donné au conducteur une courbure qui variera suivant qu'il doit être introduit dans la partie antérieure ou postérieure de l'utérus, ce qui dépend de la position probable du placenta Les diverses pièces sont rendues aseptiques, l'appareil est recouvert d'huile phéniquée et poussé lentement, sans violences dans l'utérus. On injecte dans le condom environ 175 centimètres cubes d’eau boriquée tiède à 3,5 °/,; à mesure qu'il se gonfle, on retire lentement le condueteur dont le condom tend d’ailleurs à sortir maturellement. On met une
-ligature sur le bout de sonde de Nélaton. Le vagin est légè-
rement tamponné avec de la gaze iodoformée. Quand le travail est franchement déclaré, le ballon est vidé, puis retiré » (1).
La rupture des membranes, le décollement du placenta, sont
les principaux inconvénients de cette méthode. Un instrument rigide pénétrant assez profondément dans l’utérus, demande à
être manié avec une extrême prudence. Le danger des fausses routes avec leurs funestes conséquences, justifie la défiance de certains auteurs à l'égard de ce procédé.
(1) Grinda. — Th. de Paris, 1891, n° 315, p. 46.