‹ Étude Critique sur les Principales Méthodes de Provocation de l'AccouchementChapitre 24 sur 25 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Parmi les divers procédés employés pour provoquer l’accouchement, il en est qui constituent les méthodes de choix.

Dans ce nombre, bien que sa faveur paraisse dans ces derniers temps décroitre auprès de certains accoucheurs, nous rangeons encore le procédé de provocation de l’accouchement par la sonde de Krause.

Les observations recueillies à la clinique d'accouchement de Montpellier nous montrent, en effet, que :

1° Avec la sonde seule, le travail peut parcourir régulièrement toutes ses phases ;

2°, Lorsqu'il a fallu lut adjoindre un autre procédé, la sonde avait tout au moins suffi pour la mise en train du travail ;

Les dangers pour la mère et pour l'enfant sont nuls ou presque nuls ; en tous cas, ne mettent pas ce procédé dans un état d'infériorité marqué à l'égard des autres.

D'autre part — et c’est là un argument dont il faut, à notre avis, tenir grand compte — ce procédé est simple, à la portée de tous les praticiens et ne demande pas une 1instrumentation spéciale.

Il faut reconnaître néanmoins que la sonde peut être insuffisante : dans certains cas, letravail, après avoir débuté, devient paresseux et s'arrête même complètement. D'autre part, alors même qu'elle est suffisante, l’action de la sonde est habituellement lente.

Dans le premier cas, comme dans ceux ‘où l’on recherche

une terminaison prompte de l'accouchement, on devra donc recourir à d’autres moyens.

Le ballon Champetier de Ribes trouve ici son indication. Il peut être introduit d'emblée chez les multipares ; après préparation du col par la mise en place d’une sonde, chez les primipares. — En raison des déplacements de la présentation qu'il peut occasionner, il faut surveiller attentivement pendant le travail l'engagement de la partie fœtale.

Les deux autres moyens que nous avons étudiés, le ballon de Tarnier et les sacs-violons de Barnes ne nous ont pas paru avoir plus d'avantages que la sonde. Comme elle, ils peuvent dans quelques cas être insuffisants : d’où nécessité de recourir encore au ballon de Champetier.

Aussi, pensons-nous qu'avec ce dernier et la sonde, le praticien sera suffisamment armé pour arriver, dans tous les cas, au but qu'il se propose.

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