‹ Étude Cryoscopique Sur Le Mécanisme De La Traversée PlacentaireChapitre 13 sur 21 · TECHNIQUE DE NOS EXPÉRIENCES DE CRYOSCOPIE · texte numérisé non relu

TECHNIQUE DE NOS EXPÉRIENCES DE CRYOSCOPIE

Avant de donner nos résultats, il est: indispensable de décrire avec quelque précision notre technique, Nous pensons avoir réussi par une sélection approuvée par nos mai tres, à garder les avantages techniques de ceux qui nous ont "4 précédés, de même, avoir évité quelques-unes de leurs ; erreurs.

L’instrumentation est simple. Le cryoscope est le modèle eo de von Beckmann. L'opération se fait aux environs de 4°. E- — Le thermomètre employé est un modèle de la maison Cogit, * donnant à la lecture le centième de degré et gradué de

Nous fixons son zéro avant et après chaque expérience, avec de l’eau bidistillée, | Les sangs sont recueillis comme nous le dirons plus bas dans des bouteilles en verre, bouchées à l’émeri; ces flaÿ cons de 100 grammes environ, contiennent une dizaine de E perles à défibriner. Toute la verrerie est nettoyée avant chaque prélèvement, par le mélange sulfo-chronique, l’eau bidistillée, l’éther et séchée à la soufflerie. (1).

(1) Je dois adresser ici, mes remerciements bien sincères à mon ex- . cellent ami Hinglais, Interne lauréat en Pharmacie à la clinique Tarnier, pour le contrôle autorisé qu'il a bien voulu apporter dans ces opérations.

Rep __.

Nous avons cherché, chaque fois qu'il l'a été possible, à recueillir le sang de la veine du cordon, le sang des artères du cordon le sang rétro-placentaire, Je dis de suite que le nombre des cas où l’on peut recueillir ces trois liquides, est relativement peu fréquent, Voici en effet les difficultés que l'on rencontre dans le prélèvement de chacun d'eux

A) Pour le sang de la veine du cordon: C'est le plus facile à obtenir. Sitôt après l'expulsion de l'enfant, on sectionne, et l'on présente le côté maternel au goulot d'un flacon. Il est très rare que l’on ne puisse obtenir 20 cc de sang, quantité que nous utilisons.

B) Pour le sang des artères du cordon. — Celui-ci est le plus difficile à obtenir. On sait que rormalement après la section du cordon, les artères sa: rétractent sous l'effet de leurs fibres circulaires. M. Bryant indique bien un procédé pour recueillir le sang des artères. Il fait à l’aide d’une lame de rasoir mécanique, une section du cordon jusqu’à une artère et il incise celle-ci dans le sens longitudinal. Nous avons essayé ce procédé; il ne saurait nous convenir pour deux raisons : il oblige à des manipulations du cordon assez délicates avec des risques de souillures, et enfin la quantité de sang est toujours insuffisante pour nos expériences. Nous avons procédé autrement. Dès l'expulsion de l’enfant, nous sectionnons sans perdre une seconde, et, une fois sur trois environ, les artères nous donnent par petits jets rs: à .20"CC de sang avant de se contracter ; l'essentiel est de ne pas perdre de temps pour faire la section.

C) Pour le sang rétro-placentaire. — Il est indispensable

LA

pour recueillir ce sang dans des conditions de garantie absolue que la délivrance ait lieu par le mécanisme de Baudelocque, c’est-à-dire avec retournement complet des membranes. De plus, nous avons rejeté à priori tous les cas où le placenta, venu par ce mécanisme avait glissé quelque peu par la suite pour présenter un bord, et tous les cas où la déchirure des membranes était par trop étendue. On peut ainsi obtenir une fois sur trois, des membranes bien retournées, contenant dans leur poche, sur la face utérine du placenta, une certaine quantité de sang maternel bien pur et en général assez abondant. Nous ouvrons doucement l’orifice, et à l’aide d’une grosse pipette chimiquement propre et sèche, nous recueillons 20 cc de sang.

Ces quelques explications montrent que pour obtenir, après un accouchement, les trois sangs avec une garantie suffisante, il faut un ensemble d’évènements heureux qui se rencontfe à notre avis, une fois Sur cinq.

Quoiqu'il en soit, les trois flacons sont bien agités pendant deux minutes environ afin de défibriner le sang.

Les expériences ont toujours été faites à la Pharmacie de la Clinique Tarnier et immédiatement après les prélèvements.

Nous faisions trois lectures pour chaque sang, sans faire congeler deux fois le même liquide. Après une certaine pratique, et avec une bonne instrumentation, on arrive à obtenir trois fois rigoureusement le même résultat.

Page 1