‹ Etude d'un Appareil plâtré avec ou sans extension continue pour le traitement de la CoxalgieChapitre 10 sur 14 · A | APE · texte numérisé non relu

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arc métallique terminal. Voici comment il a réalisé le dispositif d'extension combinée avec l’immobilisation dans l'appareil plâtré.

Appareil à extension continue

L'appareil comprend deux parties : un appareil plâtré, le dispositif d'extension.

Appareil plâtré. — C’est celui que nous venons de décrire ; mais 1l est arrêté à hauteur du genou, en avant il englobe la rotule, en arrière 1l s'arrête à hauteur du pli de flexion de l'articulation.

Le collier plâtré qui fixera l'extrémité inférieure des attelles est double. La première moitié servira à appliquer les deux premières attelles (attelle interne et attelle externe), la seconde fixera le feuillard dont nous allons parler et les attelles superficielles.

Chacun de ces colliers aura comme longueur une longueur légèrement supérieure à la circonférence du membre. Ils seront placés l’un et l’autre au même niveau.

Feuillard. — Le feuillard de 2 cm. 5 de large, utilisé pour fixer le caoutchouc d'extension a la forme de l'appareil de Thomas dont on aurait supprimé l'ovale supérieur. Après essais du fer rond des attelles en bois, le choix s’est porté sur le feuillard, facile à travailler, suffisamment résistant si on le prend assez épais. Il est doué d’une certaine élascité, ce qui n’est point négligeable.

Ce feuillard est replié en forme d’U très allongé et à branches inégales. La branche externe remontera jusqu’au trochanter, la branche interne s'arrêtera un peu au-dessous du pli génito-crural, tout contre les cravates.

La branche transversale de l’U décrit en son milieu une

ET convexité tournée vers la plante du pied (comme dans l’appareil de Thomas). Elle est destinée à la fixation du caoutchouc de traction.

L'appareil mis en place, cette branche transversale doit être éloignée de la plante du pied, suffisamment, pour qu'entre la planchette qui assure la rigidité de l’étrier de traction et elle, il y ait un écart de 20 cm. Cette distance est nécessaire pour qu’agisse efficacement l’extension continue réalisée à l’aide d’un tube en caoutchouc résistant.

Entre les deux branches de PU, au niveau de la partie jambière, sera disposé un hamac, comme pour l'appareil de Thomas. Ce hamac soutiendra la jambe. Son extrémité inférieure s'arrêtera au niveau du tendon d'Achille.

Technique de l'application

1° Désinfection du membre inférieur comme nous l’avons indiqué plus haut.

Application du dispositif d'extension continue

Dans son livre sur le Traitement des fractures, le professeur ETIENNE décrit ainsi les deux techniques que l’on peut suivre pour appliquer l'extension continue.

« A) Première technique. — 1° Désinfection de la peau.

« 2° Mise en place d’un pansement alcoolisé et une couche de coton cardé épaisse et régulière qui sera comprimée à bloc, comme dans l’appareil de Hennequin.

« 3° Prendre une bande de toile de 5 à 7 centimètres de large pour un adulte, la disposer en forme d’étrier, plaquer

les deux branches de l’étrier de chaque côté du membre

inférieur parallèlement à l’axe des malléoles. Les deux chefs doivent remonter jusqu’à la ceinture.

do

« 4° Fixer ces deux chefs à l’aide d’une bande que l’on serrera très fortement. La fixation commencera au-dessus des malléoles, qui ne doivent jamais supporter, si peu que ce soit, la traction continue, et sera continuée jusqu’au-dessus des condyles du fémur.

. « Les chefs de l’étrier laissé libres sont alors rabattus et fixés à leur tour sur la même étendue. Ils seront repliés une deuxième fois si cela est nécessaire.

« Placer une planchette de dimension convenable qui maintiendra l’étrier béant et empêchera toute pression sur les malléoles. | |

B) Deurième technique. — 1° Désinfecter la peau.

2° Installer à l’aide d’adhésif une extension continue suivant le principe de Tillaux. Chez un adulte, deux bandes d’'adhésifs de 5 centimètres de large sont disposées en forme d’étrier et remontent jusqu'au tiers supérieur de la cuisse. Ces deux bandes s’imbriquent légèrement l’une dans l’autre.

Quatre colliers fixent encore mieux ces bandes sur la circonférence du membre, le premier à la partie moyenne de la cuisse, le second dans la région sus-condylienne, le troisième dans la partie haute de la jambe, et le.quatrième au-dessus des malléoles.

3° Une planchette de dimension convenable maintiendra, là aussi, l’étrier béant et évitera tout contact de l’adhésif avec la peau qui recouvre les malléoles.

Après divers essais, il a semblé que c'était le deuxième dispositif (extension à l’aide d’adhésif) qui donnait les meilleurs résultats.

Application de l’appareil plâtré.

Comme nous l'avons déjà indiqué. Voir technique, p. 15 à 18.

Les seuls points particuliers de la technique nouvelle sont les suivants: 1° rabattre le premier collier sur les deux pre-

ER) de mières attélles externe et interne ; 2° appliquer le feuillard en bonne place ; 8° rabattre ensuite la dernière attelle interne et la dernière attelle externe; 4° terminer en rabattant le deuxième collier.

Quand le plâtre a fait prise, il ne faut pas se hâter d'installer le caoutchouc de traction, il est prudent d’attendre 48 heures, en ayant soin, bien entendu, d'assurer le maintien de l’attitude correcte du pied.

La planche N° 4 est la reproduction de la photographie de l'appareil terminé.

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