‹ Etude d'un Appareil plâtré avec ou sans extension continue pour le traitement de la CoxalgieChapitre 11 sur 14 · AVEC APPUI SUR L’ISCHION DU COTÉ SAIN · texte numérisé non relu

AVEC APPUI SUR L’ISCHION DU COTÉ SAIN

Lorsqu'on suit attentivement l’évolution d’une coxalgie soigneusement traitée, on se rend compte que, quelles que soit les précautions prises, le membre inférieur malade à une tendance manifeste à se placer en adduction, même dans l’ap-

, pareil.

L'adduction est dangereuse :

1° Elle facilite l’ulcération compressive et la luxation pathologique, par pression de la tête fémorale basculée sur la partie externe du toit du cotyle.

2° Après guérison par ankylose (nous ne parlons pas ici des ankyloses vicieuses par flexion et adduction telles qu’on les observe dans les cas de luxation pathologique, quelque peu abandonnées à elles-mêmes), elle est chez la femme une gêne, au point de vue génital et obstétrical.

8° Après guérison par ankylose, elle crée un raccourcissement fonctionel d'autant plus considérable qu'elle a été plus marquée.

Lorsque le malade est debout, le bassin en position normale,

et

le membre ankylosé en adduction et le membre sain s’entrecroisent.

Pour que la marche soit possible, le malade est obligé de décroiser les membres inférieurs, Il ne peut réaliser ce mouvement qu'en mobilisant le bassin. Il élève le côté malade. Les épines iliaques ne sont plus au même niveau. Un décalage de plusieurs centimètres n’est pas exceptionnel.

Cette inclinaison pelvienne, sans quoi la marche est absolument impossible, crée entre les deux membres inférieurs une inéga!ité de longueur fonctionnelle à laquelle s'ajoute le raccourcissement anatomique résultant de la destruction plus ou moins prononcée des extrémités articulaires.

Un malade qui, du fait des altérations osseuses n'aurait qu'un racourcissement de un ou deux centimètres, ce qui est peu de chose, finit par avoir un raccourcissement considérable.

La gène dans la marche en est accrue et l'esthétique, dont il ne faut point faire fi y perd ; l’équilibre ne peut être assuré que par une véritable rupture de l’harmonie du bassin et du rachis.

Il est donc de toute importance d'empêcher l’adduction de se produire. | |

Un plâtre ordinaire même très bien modelé sur les saillies osseuses, même très bien appliqué contre l’ischion n'est point suffisant pour cela.

C'est pourquoi certains chirurgiens ajoutent à la ceinture : une partie thoracique (plaque de contre-adduction de Ducroquet) qui remonte du côté sain.

Dans l’appareil que nous décrivons, cette contre-adduction est réalisée à l’aide d'un sous-cuisse large et caoutchouté, fixé en avant et en arrière à l’aide de mousquelons, à deux anneaux solides faisant corps avec l'appareil plâtré.

Lors de la confection de l'appareil plâtré, deux petites

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attelles de 6 épaisseurs et de largeur telle qu’elles puissent passer dans les anneaux choisis, forment une anse à laquelle l'anneau est suspendu. Deux fentes sont pratiquées à hauteur convenable dans la ceinture qui sera rabattue la dernière. A travers la fente antérieure sont passés les deux chefs de l’anse qui retient le premier anneau et à travers la fente postérieure sont placés les deux chefs de l’anse qui retient le deuxième anneau. Les chefs des anses plâtrées sont donc placés, comme les cravates, enlre la deuxième et la troisième ceintures, ces chefs sont assez longs pour déborder la ceinture en haut. Ils sont rabattus sur la face extérieure de l'appareil plâtré de telle sorte, que la fixation des anneaux est solidement faite. Lorsque le plâtre est sec on met le sous-cuisse en place.

La planche n° 4 montre ce dispositif.

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