INTRODUCTION
Comme chacun le sait, l’immobilisation des articulations de la hanche frappée par la tuberculose est réalisée, généra lement, à l’aide d’un appareil plâtré, plus rarement à l’aide de l'extension continue.
L'appareil plâtré habituellement employé n’est pas sans inconvénient. [l emprisonne le membre inférieur en totalité ; il n’est fenêtré que dans le cas d’abcès ou de fistule. La peau est ainsi privée d'air et de lumière. Les soins de propreté sont inapplicables. La mobilisation active ou passive du pied est impossible ; enfin, ceci est une hypothèse qui demande vérification, un tel appareil peut gêner la croissance du membre. Sans doute, certains chirurgiens ne font pas descendre l’appareil plus bas que mi-jambe, mais, dans ce cas, les mouvements de rotation sont possibles, au niveau de la hanche.
Pour remédier à cet inconvénient, le professeur ETIENNE imagina l'appareil qu'il a présenté, le 16 décembre 1922, à la Société des sciences médicales de Montpellier, appareil auquel il est possible d'associer — ainsi qu'il le dit à la fin de sa communication — l'extension continue par l’adjonction d'un arc métallique terminal.
C'est à l'étude de cet appareil et des modifications qui lui ont été apportées que, sur les conseils du professeur ÉTIENNE, nous avons consacré notre thèse inaugurale,
Nous nous sommes limité, volontairement, sur les conseils de notre maître, à la description aussi précise que possible de l'appareil et de la technique de son application.
La description que nous donnons suit fidèlement les modifications apportées, dans l’ordre même où elles l’ont été.
Nous étudions successivement :
1° L'appareil primitif; 2e les modifications apportées dans les parties constituantes (attelles) et dans leur mise en place; 30 l’adjonction de l'extension continue; 4° l’adjonction d’une contre-extension prenant point d'appui sur l’ischion du côté opposé.
Un pareil travail ne comporte pas d’index bibliographique.