CONCLUSIONS
Nous pensons pouvoir tirer de l'observation de
notre cas les conclusions suivantes :
1° Au point de vue pratique, l'hypertension paroxystique par surrénalome mérite d’être mieux connue du corps médical, si l’on en juge par ce fait que notre malade dut attendre quatre ans, bien qu'ayant présenté trois à quatre crises hypertensives par semaine, — crises des plus caractérisées, — pour qu’on
psensât à une lésion des surrénales;
2° L’examen interférométrique vérifia l’existence de la dysfonction surrénalienne. S'il fut parlé à ce sujet d’hypofonctionnement, c’est parce que l’hypofonctionnement est de beaucoup le plus fréquent. En réalité le sens de la dysfonction n’est pas donné par
l'examen interférométrique;
3° La mise en évidence de l’adrénaline dans ces crises d’hypertension artérielle paroxystique liées à une tumeur de la surrénale ou de la région n’a pu être réalisée dans notre cas. L'introduction par voie intraveineuse à un homme sain de sang citraté du malade prélevé en pleine crise n’a pas communiqué au pre-
mier à un degré quelconque l’hypertension du second. Nous n’en conclurons nullement à l’absence dans le sang de celui-ci du principe hypertensif en excès. Même si la dose injectée — 100 ce. — était suffisante, on sait que l’:drénaline est instable dans le sang circulant, et qu'elle se décompose rapidement;
4° Par contre, nous tirons argumeni de l’étude de la courbe de pression du malade au cours de l’intervention : il fit une crise très forte, aussitôt interrompue par l’ablation même de la tumeur surrénalienne, — pour mettre en cause dans l’hypertension artérielle paroxystique, comme dans l'hypertension chronique, conformément à la théorie de Vaquez, avant tout un trouble du système surrénale-chromaïfinien aboutissant à l’adrénalinémie.
Vu : Le Doyen, Vu : Le Président, G. Roussy. À. CLERC.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris, S. CHARLÉTY