‹ Étude d'un gel chimiquement indifférentChapitre 20 sur 22 · XI. — RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

XI. — RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS

Mode de préparation et propriélés générales du gel. — Le gel résulte de la coagulation, au contact de l’eau, d’une solution ternaire d’acétate de cellulose, de perchlorate métallique et d'eau. Etudiant les divers perchlorates, j'ai conclu à la supériorité du sel de magnésium qui permet d'obtenir des gels avec une teneur quelconque en acétate au-dessus de 2 0/0.

Le gel ne résiste pas à la chaleur humide au delà de 300; l'élévation de température produisant une élimination progressive d’eau, devenant totale vers 120,

Il conserve, par contre, un poids sensiblement constant après passage dans différents sels en solution diluée et est utilisable dans une zone de pH allant de o à 9.

Résistant assez bien à l’action des plastifiants de l’acétate, même à l’eugénol qui a pourtant une fonction phénol, il est par contre très

sensible aux diphénols quile déhydratent presque complètement, cette contradiction apparente restant inexpliquée.

Diffusion dans le gel. — On peut, à l’aide d’une balance de torsion, suivre les variations du poids apparent du gel dans le milieu où il se trouve et en déduire la marche de la diffusion :

1° Le phénomène n’est pas exactement réversible, surtout au début, le coefficient de diffusion dépendant de la concentration ou de son gradien.

2° Aux fortes concentrations, la matière sèche du gel ralentit la diffusion.

3° Le pH semble sans influence sur la marche de la diffusion.

4° Les particules colloïdales (ferrocyanure de cuivre) ne pénètrent pas à l’intérieur du gel, par contre la vitesse de diffusion de particules fines (rouge congo) est très influencée par de faibles variations de la teneur en matière sèche du gel.

Point isoélectrique. — A moins qu'il soit déplacé vers les pH très acides, je n’ai pu mettre en évidence le point isoélectrique.

Equilibre entre les gels et le milieu extérieur. — Une méthode pondérale a permis de conclure que le rapport des concentrations à l'intérieur et à l'extérieur du gel est, sauf pour le tannin (adsorption fortement positive) et les grosses molécules (amidon, ferrocyanure de cuivre, auxquels le gel est imperméable) toujours très voisin de l’unité, la concentration dans le gel était toujours un peu plus faible.

L'expérience de Hatschek (8) permet d'affirmer que la proportion d’eau liée dans ce gel est faible (environ 20 o/o de la matière sèche dans un gel à 6 o/o).

Phénomènes d’osmose dans les solutions concentrées. — Le gel ne donne pas, à l’inverse de la gélatine, de phénomènes d’osmose par immersion dans une solution concentrée de sel ou de non électrolyte.

La diminution partielle observée dans le cas de l'alcool n’est pas due à l’osmose mais à une altération partielle du gel analogue à celle observée dans le cas de la chaleur humide.

Dialyse rapide. — La dialyse au contact de cylindres de gel recouverts de solution, produit une grande surface de contact. On débarrasse ainsi en 2 heures une solution de CINa de 97 0/0 du sel qu’elle contient. J'ai fait un essai de séparation de substances ayant ‘des coefficients de diffusion différents.

Ultrafiltration. — La porosité des membranes obtenues varie de 0,023 à 0,190 x, quand la teneur en matière sèche augmente, de 3,5 0/0 à 24 0/0. Une nouvelle méthode a permis d'obtenir des membranes de porosité constante à moins de 1 o/o pour 20 membranes et 7 0/0 pour 100 membranes.

ho A.-M. BIGET

Densilé el indice de réfraction. — La densité de l’acétate de cellulose sous ces trois états : gel, solide et dissous, sont des nombres très voisins : 1,378, 1,373, 1.373.

Ces nombres tendraient à prouver que les interactions entre la matière solide et le liquide d’imbibition dans le cas du gel, n’ont pas d'influence sur la densité. Tout se passe comme s’il y avait simplement juxtaposition de la matière solide et du liquide, sans couche de passage.

Dans le cas de l'indice de réfraction “e l’acétate à l’état de gel ou de l’acétate solide, les variations sont dans le même sens : 1,51 contre 1,49.

Détermination relative des coefficients de diffusion. — Cette méthode est comparative, les chiffres obtenus ne diffèrent que de quelques centièmes de ceux que donne la mesure beaucoup plus difficile de la diffusion libre, la méthode s'appliquant aux solutions dans tous les liquides non solvants de l’acétate de cellulose.

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