INTRODUCTION
Avant que l’on ait eu l’idée de rapporter les phénomènes de chromogenèse observés sur divers milieux minéraux ou organiques à l’influence de microorganismes, les anciens y voyaient une sorte de changement de nature de la substance sans supposer l’intervention d’un processus vital.
L'apparition de certaines colorations et le caméléonage, le changement de teinte des eaux, des matières alimentaires, des substances inertes ont sans aucun doute déjà été observés dès la plus haute antiquité par les hommes qui se sont servi pour les besoins de l’existence de la farine, du lait, du pain et autres produits nécessaires à la nutrition.
Mais les causes et la nature intime de ces phénomènes sont restées longtemps obscures; ce n’est que dans le siècle dernier que l’on a commencé à les étudier. Toutefois jusque dans ces derniers temps les connaissances sur ce sujet en sont restées au point où les avait amenées les travaux des premiers bactériologistes et chimistes.
Cependant la fonction chromogène des végétaux en général, qu’ils appartiennent aux plantes supérieures ou aux microorganismes cryptogamiques ou aux bactéries, est sans aucun doute d’une grande importance et mérite l’attention la plus vive. En effet, si l’on considère la partie la mieux étudiée de cette question : celle qui a trait à la chlorophylle et aux pigments assimilateurs des végétaux, on est frappé du progrès apporté par les découvertes et l’étude approfondie de ce pigment dans la compréhension des phénomènes vitaux et dans la physiologie et la biochimie végétale.
On a, à tort, il semble, négligé pendant trop longtemps les matières chromogènes bactériennes : ce n’est qu’à la fin du dix-neuvième siècle que ces pigments ont suscité des recherches nombreuses. Dans les différents mémoires publiés à ce sujet les auteurs se sont attachés à étudier les caractères de solubilité, l’influence des acides et des bases, des réducteurs et des oxydants sur les diverses matières colorantes.
Depuis les perfectionnements apportés aux techniques spectroscopiques et spectrographiques et l’évolution rapide de la chimie physique, les bactériologistes ont compris que Île complément indispensable du microscope était l’appareillage spectrographique.
Ces procédés furent alors utilisés largement, mais une lacune subsistait : jusque dans les toutes dernières années, l’étude chimique des divers pigments microbiens ne tenta pas les microbiologistes, ceci très probablement à cause de la très grande sensibilité des matières colorées microbiennes aux réactifs chimiques et de la difficulté de les obtenir à l’état pur cristallisé.
On ne peut guère citer que les travaux de GESSARD, de LASSEUR, de Moriscx, de THiRy et CHAMOT qui apportent, quant à l'étude chimique des résultats nouveaux et qui semblent d’une très grande importance.
Tout récemment c’est l’école de WiLLSTÆTTER d’un côté, de WREDE de l’autre, qui, avec une persévérance admirable, une science approfondie, ont enfin apporté une lumière nouvelle et des données définitives sur ces problèmes biologiques et biochimiques, dont les résultats sont de première utilité pour l’explication des phénomènes assimilateurs et du métabolisme constructeur de la cellule végétale.
Nous inspirant de toutes ces idées, nous avons cru bon de diriger nos recherches scientifiques vers ces questions et nous pensons apporter aujourd’hui une contribution inédite et des données précises par l’étude d’une bactérie chromogène nouvelle, isolée de différentes Cucurbitacées.
Notre travail comprend trois parties : dans la première nous envisageons lhistorique de la question et nous passons en revue tous les travaux antérieurs au nôtre et nous indiquons en détail les techniques qui nous ont été nécessaires pour poursuivre nos recherches. La deuxième partie comprend l’étude morphologique et biologique du Bacillus Citrulli, ses caractères culturaux et biochimiques. Enfin dans la dernière partie de notre travail nous nous livrons à l’étude de la substance chromogène, en insistant particulièrement sur les conditions de production du pigment (influence des sels minéraux, de Poxygène, de la température, etc.), les propriétés du pigment sur Îles milieux de culture; nous décrivons une série d'essais de séparation de la matière colorante; un procédé
spécial de purification et de caractérisation du colorant par cristallisation; enfin l’analyse élémentaire, ionométrique et spectroscopique de notre substance chromogène.
Ce travail a été conçu et mis au point dans le laboratoire de Bactériologie et Cryptogamie de la Faculté de Pharmacie de Strasbourg. Que Monsieur le Professeur SARTORY nous permette de le remercier bien vivement et très sincèrement de l’accueil bienveillant qu’il nous a réservé. Sa haute compétence et son expérience ont grandement facilité notre tâche. Nous tenons à lui exprimer toute notre reconnaissance.
Nous adressons également l’expression de notre gratitude à Monsieur le Professeur JADIN, Doyen de la Faculté de Pharmacie de Strasbourg ainsi qu’à Monsieur le Professeur LOBSTEIN qui ont accepté tous deux de faire partie de notre jury de thèse.
Notre reconnaissance et nos remerciements à Monsieur R. SARTORY, Chef de travaux et J. MEYER, Assistant, qui avec amabilité et bienveillance ont bien voulu nous guider dans nos recherches; leurs conseils avisés nous furent d’une aide particulièrement précieuse.
154 trmtalodrasts cles Pay | ts pr Mimoro) Neuve atrmne moitoelffetei Le en oh el Stef Héof net foie As Éasmmise à "0 | ONE NT at 60 simigotqu0 fe sigolohôtseé ab “uote VOIRE Sc el atéfetohé 200} a rnteunt Le tarenénsnart tester raid resionontt-dibe : 4 “noir Seneffe eu hp des Bowrmoide:
entabt short SHERAST drrdconslrurcsat Ponte ar a UE * estate etui dinot np entren ri sbréfituts Sthoir al notasupésrt hartoles mobi Ma Manet sh more awral tusesorE al woiamod tent Lannion Esspsertin gmetanté ra D de ne sb care EESTI ETTE TT NS pus + PAT 108 remit db past + Me à APS vi 4e distante to Li tnitéiené M rh art. x pe de «
— d | NP
ET as