‹ Étude d'une épidemie de dysenterie bacillaireChapitre 18 sur 48 · LOGS · texte numérisé non relu

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noter la prédominance nocturne de ces phénomènes. Alors que dans les formes bénignes le malade ne présente pas d'atteinte de l’état général, dans les cas qui nous occupent l'amaigrissement est rapide, le teint plus ou moins terreux, les yeux cernés.

Dans quelques cas, nous avons noté des sueurs avec prédomi-

nance dans la région abdominale.

La difficulté des mictions, comme si un obstacle s’opposait à

l'écoulement de l'urine, la pollakiurie sont fréquentes. Ce sont ces phénomènes fonctionnels et généraux, plus encore que le nombre des selles, qui donnent leur physionomie aux formes de moyenne gravité. À noter que si la température est parfois au-dessus de 37 degrés, elle est bien plus souvent normale avec période d'hypothermie.

Les selles, au nombre d’une cinquantaine par jour en général, sont muqueuses, véritables crachats visqueux ou bien « raclures de boyaux », soit sous forme de membranes déroulées, soit sous forme de pseudo-grains de riz; muco-sanglantes, comme dans les formes bénignes, c'est le cas le plus fréquent; séro-sanglantes, c'est-à-dire que dans un liquide plus ou moins teinté de sang flottent des fragments de fausses membranes, véritables « lavures de chair », selon l'expression des anciens cliniciens. Des selles de ce dernier type commandent une surveillance attentive du malade au point de vue d’une hémorragie possible.

Formes graves.

Les formes graves de la dysenterie ont été peu nombreuses chez nos malades. Nous n'avons pas eu un seul décès.

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