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ici qu'un exposé de la question, nous réservant de discuter les conclusions des différents auteurs dans la suite de notre travail.
Les porteurs de germes ont-fait l'objet de recherches patientes surtout de la part des Anglais, ainsi qu'en témoigne le rapport de Rajchmann et Western au Medical Researches Commutee.
La vaccinothérapie, un peu laissée dans l'ombre autrefois, a élé très éludiée depuis la guerre. Broughlon-Alcook, Dean et Adamson en Angleterre; Noc, d'Herelle, Marbais, Rathery, Ranque et Senez chez nous; Margolis, Stralski et Sterling dans les publications allemandes, lui consacrent d'importantes étu-
des et rapportent des résultats {rès intéressants. La vaccination préventive, par contre, ne fut employée qu'en Allemagne, du moins à notre connaissance.
Signalons enfin les travaux de d'Herelle sur un bacille filtrant antagoniste du bacille dysentérique et dénommé bacille bactérlophage.
Cet historique de la dysenterie bacillaire n’est qu'un résumé succinct. Celte question, à peine ébauchée il y a vingt ans, est une de celles que les bactériologistes ont défrichées avec le plus de soins. Leur peine n'a pas été stérile puisque la thérapeulique, but ultime des efforts des médecins, a si largement profité des lumières du laboratoire.
Nous allons maintenant entrer dans le vif de notre sujet en étudiant l'épidémie qui sévit à Bordeaux en août et septembre 1918. Dans une première partie, nous aurons en vue l'étude clinique et thérapeutique; dans une seconde partie, l'étude des germes isolés et des réactions humorales.