LS
Si l'on en croit les ouvrages classiques : « lorsqu'il vous sera possible de réunir exactement les bords d’une déchirure de cotylédon, vous pourrez être tranquille ».
Rien de plus inexact, car bien souvent si les bords peuvent se réunir il est impossible de se rendre compte de la perte de substance qui peut siéger en-dessous.
Nous pensons, au contraire, qu'il est très difficile d’affirmer qu'un délivre est complet.
D'ailleurs, étant donné le grand nombre des accouche: ments qui se produisent dans les services hospitaliers, il est fatal qu'un certain nombre de cas d'anomalies du délivre passent inaperçus. C'est le cas de toutes les choses faites en série.
D'autre part, l’examen du délivre n'est-il pas fait dans certains cas douteux avec une sorte d’indulgence explicable par la crainte d'une intervention intra-utérine réputée dangereuse ?
On ne saurait cependant trop insister sur ce point : les risques vis-à-vis d’une révision utérine, à ce momentlà, sont nuls ou minimes et la cavité utérine immédiatement après la sortie du délivré est une « plaie fraîche » qui saigne et par conséquent se défend facilement contre les germes infectieux que l’on pourrait transporter à son niveau par une intervention.
Il n’en est pas moins vrai que, d’une façon générale, l’abstention reste supérieure à l'intervention.
C'est pourquoi il est indispensable d’insister encore sur l'examen clinique du délivre.
A ce sujet, il faut bien savoir également que l’absence du ou des cotylédons accessoires est encore plus difficile à diagnostiquer.