‹ Étude de 14 Observations d'Hémorragies Secondaires Tardives du Post-Partum: Travail de la Maternité de la Charité, Dr TrillatChapitre 24 sur 28 · HAS · texte numérisé non relu

HAS

a) Hémorragies secondaires suivies d'une exploration

ulérine.

Les quatre cas que nous présentons nous montrent :

Une période d'apyrexie complète pré-hémorragique ;

Une hémorragie d'abondance variable ;

La guérison dans tous les cas, avec une seule fois (Observation VI) des signes d'infection légère du côté de l'utérus.

b) Hémorragies secondaires sans exploration utérine.

Ont été suivies de guérison dans tous les cas. Une seule fois (Observation IIT) on a noté des phénomènes généraux avant l'hémorragie.

En définitive : En présence d’une hémorragie secondaire survenant plus ou moins tardivement chez une accouchée, quelle que soit l'allure clinique de la période pré-hémorragique, une première constatation semble s'imposer : il faut faire une toucher intra-utérin pour établir s'il s’agit oui ou non d'une rétention.

Ainsi on éliminera les hémorragies liées à une rétention placentaire.

Si l'exploration utérine est négative, comment établir s’il s'agit d'une hémorragie d’origine infectieuse ou d’une hémorragie liée à une rétention minime méconnue ?

Aucun élément sûr ne peut nous apporter une certitude.

Dans ces cas-là l'observateur très souvent est dans l'impossibilité de dire si oui ou non il y a rétention ; aussi voit-on dans les observations : « on retire des caillots et des débris dont il est difficile de fixer la nature ».

L'observation microscopique fait défaut et cependant elle serait nécessaire pour affirmer la nature de cette hémorragie. Un examen de laboratoire systématique serait intéressant, mais à un point de vue purement spéculatif ; 11 nous permettrait, en effet, de mettre en lumière un certain nombre de cas d’hémorragies liées à de l’infection utérine plus ou moins grave, dans lesquels l’infection provoque une plaque d’escharre gangreneuse d'’étendue variable qui saigne en se détachant.

Nous ne pensons pas, en tout cas, que la solution de ce problème étiologique puisse influer en quoi que ce soit sur la décision thérapeutique. D'ailleurs, nous ne possédons pas actuellement de données suffisantes pour résoudre le triple problème : étiologique, pathogénique et anatomo-pathologique.

Le but de cet exposé, nous le répétons, est de discuter des observations cliniques.

En résumé : Lorsque une accouchée présente une hémorragie secondaire, c’est lé toucher intra-utérin qui, seul, permettra de faire le diagnostic de rétention ou non rétention.

En cas de non rétention macroscopiquement appréciable, il est pratiquement impossible, en dehors de l'examen microscopique systématique des caïllots et débris douteux provenant de l’utérus, de diagnostiquer la nature exacte de cette hémorragie.

ep

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