‹ Étude De Certains Métallo-Stérols Synioniques Et De Leur Valeur Dans Le Traitement Des Affections TuberculeusesChapitre 5 sur 27 · GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS

Les essais de thérapeutique antituberculeuse par les agents chimiques métalliques constituent, à l’heure actuelle, un des chapitres les plus volumineux de la phtisiologie; ce n’est pas un chapitre d'histoire ancienne : les promoteurs de la métallothérapie en matière de tuberculose sont gens de ce siècle; les précurseurs, du précédent. Déjà, pourtant, le travail accompli est considérable et l’ère des tàtonnements semble passée. Cela tient surtout au caractère systématique des recherches et des expérimentations.

L'idée fondamentale de toute métallothérapie reposa d’abord sur le fameux principe d'ERRLICH, qui peut se traduire grossièrement ainsi

« Un agent physique défini est doué de propriétés microbicides vis-à-vis d’un germe donné, et cela contrôlable à tout coup sur les cultures et sous le microscope.

« Introduisons dans un organisme infecté par le germe en question cet agent chimique sous une forme appropriée, et nous devons obtenir cette action microbicide. Tout est affaire de dose et de durée. »

Cette théorie, sur laquelle s’édifia toute une œuvre thérapeutique remarquable puisqu'on lui doit les triomphes de l’arsenic et du bismuth en syphilithérapie, devait pourtant s’avérer faillible lorsqu'on l’étendit à l’ensemble des germes : c'était miser trop sur l'identité, pour un élément chimique donné, des actions in vitro et in vivo. Il fallut bâtir une autre hypothèse pour expliquer l’action, indéniable, des agents chimiques en thérapeutique.

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