‹ Étude de Deux Levures Lipogénétiques: Essais d'Isolement et de Purification de Leurs Ferments LipasiquesChapitre 10 sur 27 · TT ÉE · texte numérisé non relu

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Figure 1 Courbe: Evolution d’une réaction diastasique au moyen de Butyrate de Butyle

L'installation d’un tel équilibre est représenté par la figure N° 1 que nous devons à LEHNARTZ (19).

Si l’on expose l'Ester d’Acide gras employé (Butyrate de butyle) à la dégradation diastasique, celle-ci s'arrête, dans les conditions choisies, au moment où 4 mg d’Acide gras sont formés. D’autre part, si on fait agir ce ferment sur un mélange d’Acides gras et d’Alcool, la synthèse s'effectue également jusqu'au stade où 4 mg d’Acides gras libres restent encore en solution. On voit done qu'il s’établit un équilibre, répondant à la loi des masses.

Comme nous l'avons vu ci-dessus, ces réactions évoluent d’après les règles théoriques. tant qu'on travaille Çin vitro » ; les conditions sont cependant bien différentes si l’on envisage le problème fermentatif dans la cellule vivante, étant donné l'impossibilité du maintien prolongé d’un équilibre dans des conditions biologiques.

Ainsi, les produits élaborés à la suite du travail diastasique peuvent, par exemple, être éliminés de leur lieu d’origine dans le milieu ambiant par diffusion ou par dissolution. On conçoit que cet équilibre est constamment rompu dans le métabolisme d’une cellule vivante et nous pouvons ainsi comprendre qu'une réaction diastasique (in vivo » peut s'effectuer soit uniquement dans le sens de la synthèse, soit dans celui de la dégradation.

En ce qui concerne l'origine des Lipases, on différencie celles d’origine animale et celles d’origine végétale.

Les Zoolipases sont classées d’après leur origine en Lipase pancréatique, hépatique, pulmonaire, intestinale, cutanée, ete. On les trouve dans presque tous les organes de l’homme et des animaux à l’exception des muscles. Les Lipases pancréatiques et hépatiques ont été particulièrement étudiées. Théoriquement, on tient compte de l’existence de ces deux Lipases selon leur pouvoir enzymatique respectif. La Lipase pancréatique est citée comme exemple d’un ferment spécifique pour la dégradation des Glycérides à Acides gras élevés, donc des graisses proprement dites. La Lipase hépatique est mentionnée comme ferment décomposant spécifiquement les Esters à Acides gras inférieurs.

Les Phytolipases se trouvent principalement dans les graines de Soja, de Ricin, de Lin et des différentes Renonculacées, Papavéracées et Crucifères. D’après les travaux récents, il est très exceptionnel de trouver la Lipase uniquement dans les graines. Il est plus fréquent de trouver ces Phytolipases à la fois dans les graines et dans les tissus végétatifs de la plante. Parmi les Lipases des Champignons, on a surtout étudié celles des Levures et des différents Aspergillus. D'autre part, on trouve dans la littérature quelques travaux sur les ferments lipolytiques des Bactéries.

Toutes les recherches effectuées au moyen de Lipases d'origines diverses prouvent que leur action dépend en grande partie des substances de support ; ainsi, les Lipases pancréatiques possèdent comme activateur naturel des Sels biliaires, des Acides aminés et des Sels d’Acides gras supérieurs, surtout des sels de Calcium.

L'influence de ces substances-support n’est cependant nullement

constante et varie en rapport avec l’importance de leurs quantités respectives, de façon à ce que le même activateur peut agir dans le sens stimulant ou inhibiteur. Lors de recherches expérimentales, il est important d'introduire des taux connus garantissant un effet constant. On peut réaliser ces conditions par addition, par exemple, d’Albumine, de Chlorure de Calcium ou d’Oléate de soude. L’explication de ce fait se trouve par une sorte d’adsorption complexe étant donné que l’activateur fixe à la fois le ferment et les substrats et occasionne ainsi un contact plus rationnel.

D’après WILLSTAETTER et MEMMEN, l'introduction de ces activateurs équilibrants rend l’action spécifique des Lipases indépendante de leur degré de pureté.

Ces substances de support ont aussi une importance capitale pour l’optimum d’action des Lipases, en rapport avec le pH du substrat. D’après le tableau N°2 que nous donnons ci-dessous, l’action optima des Lipases se situe en général vers l’alcalinité ; la Lipase gastrique et la Lipase du Ricin constituent cependant une exception.

TABLEAU No 2

Origine des Lipases Optimum de pH | Bibliographie Estomac (impure)........ 5-6 | Davipsonn (20) Pancréas Mere CAE CES 8 | Rona (21)

OL ARR ARE ERA ESS 7,9 - 8,8 | KNAFEL-LENZ (22 SET EE TO 8 Rona

Glandes mammaires ..... 8,8 | VIRTANNEN (23) Graine, de Ricin .. -...... 5 | HALEy (24)

Après une purification au moyen d’une méthode peu brutale, WiLr- STAETTER (25) a pu prouver que l’optimum de pH de /a Lipase gastrique se trouve également dans la zone alcaline, à peu près à pH = 8.0.

La même modification peut se constater également avec les Lipases des graines de Ricin, si on les laisse germer préalablement. D’après les constatations de WILLSTAETTER et WaLpsCHMiDpT-Letirz (26) l’optimum de pH pour la Lipase du Ricin, qui se situe dans les graines non germées à pH 4,7, se déplace au moment de la germination vers la neutralité ou même vers la zone légèrement alcaline. Le même phénomène peut être obtenu artificiellement en faisant agir de la Pepsine sur des graines de Ricin fraîches. Dans ces conditions l’optimum de l’action lipolytique se trouve vers pH — 6,8 et la dégradation se maintient manifestement jusqu’à pH — 8,0.

Des recherches intéressantes ont été effectuées sur le comportement des Lipases de différentes origines, vis-à-vis de la Quinine et de l’ Atoxyl (sel de sodium de l’Acide para-aminophényl-arsénieux). Sur certaines Lipases c’est la Quinine qui exerce une action frénatrice, sur d’autres c’est l’Atoxyl. D'autre part, il existe des Lipases qui sont inhibées par

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