MISE EN SCENE
Acte I. — Chambre à l'étage donnant de part et d'autre sur des chambres à coucher. Objets de toilette et chiffons jetés pêle-mêle dans la hâte des préparatifs du bal. — Feu ardent dans un foyer ouvert. Eclairage brillant — trois lampes posées à différentes places de la chambre.
Actes II et III. — Salon donnant sur une serre. La plantation oblique du décor combinée de telle façon que la serre coupe un des angles du fond de la scène serait préférable, notamment pour l'effet de fausse sortie qui se produit à la fin du troisième acte. Cette plantation est toujours désirable du reste, parce qu'elle donne un aspect moins délimité, plus pittoresque et plus
vivant au tableau. Si on pouvait l'obtenir au premier acte, l'effet de scène serait certainement plus intense.
Toute cette étude tendant à montrer de la vie le plus sincèrement possible, il faut que les interprètes dans leur jeu, comme le metteiH' en scène dans la disposition des meubles et des accessoires, y oublient le public et la rampe. Tout doit converger vers le centre de la scène. Il ne s'agit pas de montrer la vie par une coupe à surface lisse, mais par un groupe en relief inégal, mouvementé, fuyant parfois. Jamais de déclamation, de la conversation. Que les interprètes ne craignent pas de parler bas, qu'ils disent le texte tel qu il est écrit, sans rien en retrancher, sans rien y ajouter ; mais qu'ils le disent de la façon qui leur sera la plus naturelle. — Le sujet se développe dans ime atmosphère à la fois très familiale et très libre.