‹ Étude de l'Action de l'Eau régale sur les Composés biochimiques soufrés: Application au dosage du Soufre urinaireChapitre 30 sur 33 · C. — Corps se rattachant au soufre neutre · texte numérisé non relu

C. — Corps se rattachant au soufre neutre

a) Cystine :

Poids de substance... .....,....5. 0 g. 576 SO,Ba correspondant.............. 0 g. 589 D'Or din oies 13,88

Calculé % : 26,66.

b) Méthionine :

Poids de substance. ,..:...., 0 g. 548 0 g. 249 SO,Ba correspondant........ 0 g. 771 0 g. 315 | POP A rien 19,3 129

Calculé % : 21,4.

c) Sulfo-cyanure d'ammonium :

Poids dé substancé.227.... 427 0 g. 315 S0,Ba correspondant... ,2.:7:-%. 0 g. 606 D'où SCANS 26,34

Calculé % : 41,96.

d) Sulfo-urée : étant un isomère du sulfocyanure d’ammonium, nous pouvons prévoir de grosses pertes lors de la calcination, avec vraisemblablement transformation en sulfocyaaure sous l'influence dela chaleur, la réaction étantréversible.

Si nous nous reportons maintenant à l'étude que nous avons faite au début de ce travail sur l’action de l'eau régale vis-à-vis d’une série de corps organiques soufrés, et si nous effectuons la calcination après action de l'eau régale, nous retrouverons quantitativement le soufre sur les corps suivants :

A. — Sulfates : aucun changement.

B. — a) Les sulfones demeureront inattaquées par l'eau régale et seront volatilisées en grande partie lors de la calcination, mais il n'y en a pas dans l'urine humaine ;

b) Les sulfoniques n’auront qu'une faible partie de leur soufre transformée en acide sulfurique par l’eau régale ; lors de la fusion oxydante le reste du soufre sera transformé quantitativement en acide sulfurique. Ceci est vrai pour la taurine et les dérivés sulfoniques de haute condensation que l'on pourrait rencontrer dans l'urine.

C. — Les corps à soufre non oxydé donneront les résultats suivants :

a) la cystine, sous l’action de l’eau régale, donnera de l'acide sulfurique et de l'acide sulfolactique. C'est-à-dire un sulfonique que l'on peut prévoir dosable par le mélange oxydant. Quoi qu'il en soit, nous avons jugé utile de vérifier cette manière de voir par le dosage suivant :

Poids desubstanoe. 2 Ft 0 g. 300 SOABa Correspondant rentre 0 g. 558 D'où SE ee 26,7

Calculé % : 26,66.

no ne

Nous avons effectué le même dosage, c’est-à-dire eau régale et fusion oxydante, sur le glutathion. Résultats :

DOIUSUSSUDSANCO ST er 0 g. 353 SO,Ba correspondant............., 0 g. 282 OL A Re tt ie 10,99

Calculé 2, : 10,95.

Donc tous les représentants du soufre non oxydé urinaire qui comprend la cystine, et un ensemble assez mal défini de corps dont le type est l’urochrome de formule générale R—S—SR, seront transformés en sulfoniques par l’eau régale et le soufre non complètement oxydé au cours de cette opération donnera, par la fusion oxydante, de l'acide sulfurique. Il reste les polypeptides méthioniques qui donneront par l’eau régale partiellement des sulfones de haute condensation, peu volatiles pendant l’oxydation par calcination.

En résumé, tous les corps soufrés urinaires seront dosables par la fusion alcaline oxydante après l'oxydation par l’eau régale. S'il en est ainsi, et si après avoir fait agir sur une série de cinq urines l’eau régale dans les conditions que nous avons indiquées, après évaporation, la calcination oxydante ne doit pas nous donner de pertes. Nous avons opéré de la façon suivante : -

100 cc d'urine sont placés dans le matras B (voir p. 46) et additionnés de 80 cc d’eau régale. On laisse en contact à froid pendant 48 heures, On ajoute alors lentement et avec précaution d’abord de la lessive de soude pour neutraliser l'acidité en excès, puis 4 gr de bicarbonate de sodium , (l'acide carbonique en excès empêche la rupture du matras). Ensuite l'opération est conduite comme il a été indiqué p. 46.

L'opération terminée, ébullition, calcination, refroidissement, etc... nous n'avons pas constaté la présence de corps soufrés volatils dans les liquides E et D ainsi que dans les produits de lavage. L’oxydation permanganique ne nous a pas permis de déceler de soufre précipitable par le chlorure de baryum. Nous n'avons même pas, sur la

AE ; Pt ed +2 PALERME FAN ARTS ne ; RL:

LE bÉeE

plus grande partie de ces liquides, après fneutralisation par la soude, évaporation et calcination en présence de mélange oxydant alcalin, retrouvé de traces de soufre. Si, en effet des sulfones volatilisées, non dosables par le permanganate alcalin, s'étaient condensées dans les récipients E et D, au cours d’une seconde calcination après évaporation, nous aurions retrouvé 20 % environ du soufre, or, nous n’en avons pas pu déceler la moindre trace.

Enfin, les deux méthodes : la méthode par calcination et la méthode au permanganate alcalin seul, sans action préliminaire de l’eau régale, doïvent donner sur des urines des résultats sensiblement concordants. C'est ce que l’expérience vérifie sur la série de 5 urines normales et de 10 urines glycosuriques suivantes :

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