‹ Étude de l'Action de l'Eau régale sur les Composés biochimiques soufrés: Application au dosage du Soufre urinaireChapitre 5 sur 33 · A MON MAITRE ET PRÉSIDENT DE THÈSE · texte numérisé non relu

A MON MAITRE ET PRÉSIDENT DE THÈSE

MONSIEUR LE PROFESSEUR MicHEz POLONOVSKI

Quw'il veuille bien trouver ici l'expression de la reconnaissance et de la respectueuse affection de son élève dont l'éloignement ne saurait altérer l'attachement profond.

A MonsIEur LE DocTEUuUR RANGIER Chef de Travaux à la Faculté de Médecine 5

En qui nous avons trouvé un maître et un ami. à

À Monsieur LE DOCTEUR CAMILLE LEFÈVRE

Ancien Président de la Société de Pharmacie de Paris

Dont les conseils si précieux nous permirent ; ® | de mener à bien le présent travail. a:

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Introduction.

Le dosage du soufre total dans les urines des glycosuriques est pratiquement impossible à réaliser par les méthodes actuelles. Le dosage des sulfates s'effectue par précipitation avec une solution de chlorure de baryum, fil- : tration et pesée du sulfate de baryum obtenu. Le dosage des esters-sulfates s'effectue d'une manière identique : après hydrolyse avec de l'acide chlorhydrique à l’ébullition, on obtient par le chlorure de baryum un précipité de sulfate qui représente la somme des sulfates et des esters-sulfates. Le poids du soufre correspondant aux esters-sulfates s'obtient par différence en retranchant du chiffre obtenu le poids des sulfates proprement dits.

Si le dosage du soufre des sulfates et des esters-sulfates que l’on appelle encore soufre complètement oxydé ne présente aucune difficulté avec les urines riches en sucre, il n’en est pas de même pour ce que l’on appelle le soufre neutre, soufre organique, soufre incomplètement oxydé (Salkowski) et que l’on obtient après oxydation totale de l'urine de manière à transformer tout le soufre en acide sulfurique.

Du chiffre obtenu, en retranchant le poids de soufre correspondant aux sulfates et aux esters-sulfates, on obtient, par différence, le soufre organique ou soufre incompliètement oxydé.

FRERg RE

La difficulté de l'opération réside dans l'oxydation complète de l'urine. La seule méthode clinique, actuellement en usage, consiste à évaporer 100 cc d'urine au bain-marie en présence du mélange suivant :

| NO;Na 4 parties { CO;Nas 1 — CO;K3 1 —

et à calciner ensuite le mélange au four à moufle après avoir ajouté une nouvelle proportion de mélange fondant.

Avec les urines des glycosuriques, cette calcination est pratiquement impossible : la masse sucrée, riche en carbone, provenant de l’évaporation de l'urine, se boursoufle, charbonne, s’enflamme en même temps qu'il se produit des déflagrations entraînant la perte de corps soufrés, voir le bris de la capsule de porcelaine dans laquelle on opère.

Pour essayer d'obvier à ces inconvénients, nous avons remplacé le carbonate de potassium, dans le mélange fondant, par une quantité équivalente de carbonate de sodium. Mais, si les défauts de la méthode que nous venons de citer sont légèrement atténués, ils n'en subsistent pas moins et l'opération n’est pas sensiblement améliorée.

Donc, pertes de substance soufrée et bris des capsules lors de la calcination ; tels sont les deux inconvénients que l'on rencontre au cours du dosage du soufre organique.

Nous verrons d'ailleurs ‘que cette calcination est cependant inévitable pour transformer {out le soufre organique en acide sulfurique.

C'est pour fcette raison que nous avons entrepris nos. recherches, dans le but de donner un procédé à la fois clinique et exact du soufre organique urinaire, en particulier dans les urines des glycosuriques.

But et plan de ce travail.

Nous exposerons dans le chapitre [ après avoir rapidement passé en revue, les procédés actuels de dosage du soufre urinaire, les substances soufrées que l’on rencontre dans l'organisme humain ; nous dirons quelques mots du métabolisme du soufre, puis, des corps soufrés qui ont été découverts dans l'urine. Cet aperçu sommaire de la biologie du soufre nous permettra la discussion et la mise au point de notre dosage.

Dans le chapitre Il, nous étudierons l’action de l’eaurégale comme agent de destruction préliminaire sur une série de corps organiques soufrés et les produits auxquels on est conduit comme première étape intermédiaire de l'oxydation.

Le chapitre II sera consacré à l'étude de la méthode au permanganate alcalin, cet oxydant agissant après l’action préliminaire de l’eau régale.

Dans le chapitre IV, nous étudierons la méthode par fusion oxydante alcaline comme seconde étape de l'oxydation.

Enfin, dans le chapitre V, seront sommairement exposées les raisons pour lesquelles, ni la méthode permanganique ni celle par calcination ne peuvent être généralisées au dosage du soufre dans les substances biologiques.

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