CHAPITRE I
2 r» L # e L'épreuve de l’apnée volontaire chez l'individu normal.
Comment pratiquer l'épreuve ? La technique n’a évidemment pas besoin d'être décrite, nous ferons cependant une remarque à ce sujet : ayant pratiqué cette recherche sur nous-même et sur des camarades, nous avons noté l’extrême variabilité des chiffres que l’on obtient si on recherche le maximum d’apnée volontaire après une inspiration que: l’on voudrait normale ; ceci sans doute est dû à un défaut d’appréciation de l'effort inspiratoire que l’on fournit ; il est encore plus difficile de faire comprendre à un sujet qu’il n’a aucun intérêt à essayer de tricher et de l'empêcher de prolonger son inspiration dans la pensée de faire mieux qu'a fait le précédent sujet examiné ; il ne sera donc question dans les chiffres cités ici que des résultats obtenus après une inspiration
forcée.
MO
Notons cependant avant d’en terminer avec cette question que, faire effectuer à un sujet un arrêt de sa respiration après une inspiration normale, non forcée, est plus fatigant pour lui s’il pousse l’expérience le plus loin possible que lorsque l’épreuve est faite après inspiration forcée; nous avons même observé dans le premier cas chez un homme de 54 ans un état de malaise assez prononcé ; il n’est pas rare de voir d’ailleurs pendant les quelques instants qui suivent l’épreuve, même celle en inspiration forcée, un petit état nerveux avec léger vertige, éblouissements, céphalée, perte de l'équilibre ; ceci pourrait peut-être être rapproché des phénomènes nerveux que peut mettre en évidence
l’'hyperpnée expérimentale.