‹ Étude de l'essence d'estragon: et de quelques dérivés de l'estragolChapitre 30 sur 30 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Je suis parvenu à montrer que l'essence d’estragon (Artemisia dracunculus) dont on ne connaissait Jjusqu'ici qu'un seul constituant, l’estragol, possède la composition suivante :

15 à 20 pour 100 de terpènes C'9H16, parmi lesquels j'ai pu isoler : 1° un carbure aliphatique à trois doubles liaisons, analogue au myrcène et à l’ocimène et probablement identique à ce dernier; 2° un carbure hydrocyclique à pouvoir rotatoire fortement dextrogyre, dont les constantes se rapprochent de celles du phellandrène.

60 à 7 pour 100 d’estragol absolument exempt d’anéthol.

0,5 à 0,6 pour 100 d’aldéhyde p.-méthoxycinnamique.

5 à 20 pour 100 de produits supérieurs qui, à la disuillation, perdent de l’eau en se résinifiant et qui renferment des corps à pouvoir rotatoire gauche (vraisemblablement des aldols).

Parmi les composés nouveaux que j'ai préparés au cours de mon étude de l’estragol et de l’essence d’estragon, je citerai :

1° l’aldéhyde p.-méthoxycinnamique naturelle caractérisée par sa semicarbazone fusible à 222° et par son oxime fusible à 154°;

2° Le diméthylamino-anisyl-propanol et le chlorhydrate de son dérivé benzoylé ;

3° Le diéthylamino-anisyl-propanol;

4° Le p.-méthoxyphénylpropanediol ou glycol de l'es-

tragol ;

EC

5° La méthyliodhydrine dérivée de l’estragol ;

6° L’éther méthylique du p.-méthoxyphén ylpropénol ou méthoxv-estragol;

7° L’éther nitrique du méthylglycol de l’estragol dont Je n'ai isolé que le produit de décomposition : lPanisylacétone.

Vu, bon à imprimer :

Le PRÉSIDENT DE LA THÈSE, A. BEHAL.

Le DIRECTEUR DE L'ÉCOLE, L. GUIGNARD.

Vu et permis d'imprimer :

LE Vice-RECTEUR DE L’ACADÉMIE DE PARIS, L. LIARD.

40866 Paris, — Imprimerie GAUTIHIER-VILLARS, quai des Grands-Augustins, 255,

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