‹ Étude de l'essence d'estragon: et de quelques dérivés de l'estragolChapitre 29 sur 30 · ACTION DU MAGNÉSIUM · texte numérisé non relu

ACTION DU MAGNÉSIUM

Il est facile de caractériser les éthers halogénés qui donnent avec le magnésium, en présence d’éther anhydre, des dérivés organo-magnésiens. [1 suffit, en effet, de traiter par un courant d’anhydride carbonique le produit de la réaction et de décomposer par l’eau glacée le magnésien obtenu :

O.CH3 — C6Ht— CH?— CH(O.CH3) — CH? — Mg — I + CO* =,0.CH3— C6 H°— CH?2— CH(O.CH3)— CH?2—CO—O—Mg—1I

+ H20 + 0.CH3— GHi—CH?—CH(O.CH3)— CH°—COH-+Mgl.OH.

À cet effet, dans un ballon muni d’un réfrigérant et

; À à ( d’un tube à brome, on introduit 26 de copeaux de magné- / Le,

a 1 ?| ETUDE DE L ESSENCE D ESTRAGON. 37

sium, 20°% d’éther anhydre, puis, par le tube à brome, 205 de méthyliodhydrine ; la réaction a été préalablement amorcée par quelques gouttes de bromure d’éthyle, et on l’achève au bain-marie.

Le tube à brome est alors remplacé par un tube coudé en communication avec un générateur d'acide carbonique parfaitement sec, dont on prolonge l’action pendant 1 heure et demie. Le produit est alors décomposé sur de la glace, neutralisé par de l’acide sulfurique dilué et isolé par épuisement à l’éther.

Mais ces liqueurs éthérées, traitées par le carbonate de soude, ne lui abandonnent que des traces de produit acide impossible à caractériser ; au contraire, les liqueurs neutres évaporées donnent un résidu qui, par distillation dans le vide, fournit 58 d’estragol bouillant à 97° sous 1H Caro Sous D =:0,970:

Avec le magnésium, la méthyliodhydrine ne donne donc pas de dérivé organo-magnésien, mais régénère 50 pour 100 de l’estragol initial, avec formation probable

du composé I — Mg — OCHG.

Il n’est pas impossible que, dans cette réaction, il se fasse tout d’abord le dérivé magnésien vrai de la méthyl-

iodhydrine OCH3 CS H*— CH?2— CH(OCH3)CH?2Mgt

et que celui-ci réagisse intra-moléculairement sur la fonc- Lion éther-oxyde pour éliminer [Mg OCH*.

Une telle réaction serait, en effet, entièrement comparable à l’élimination de XMgOR' au cours de l’action des dérivés organo-magnésiens sur les éthers sels (2° phase)

Vas is SR CMOMEX MUR LC OMEX.

XMgR > < R

ir phase. 2* phase.

R— COOR

38 M. DAUFRESNE.

L'interprétation du mécanisme de cette deuxième phase n’a pas encore été démontrée expérimentalement, et c’est la première fois qu’une réaction de ce genre est signalée.

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