‹ Etude de l'Evolution des Idees en matière d'éducation physique: Origine des conceptions pédagogiques et scientifiques modernesChapitre 10 sur 30 · VAT · texte numérisé non relu

VAT

font partie ces exercices qui doivent plier le Corps « à toutes façons et coutumes », l’endurcir « à la sueur et au froid, au vent, au soleil et aux hasards qu'il lui faut mépriser ».

Et ailleurs : « Ce n’est pas une âme, ce n’est pas un corps qu’on dresse, c’est un homme: il n’en fault pas faire à deux, comme dit PLATON, il ne faut pas les dresser l’un sans l’autre, mais les conduire également comme un couple de chevaux attelez à un même timon ».

Au xvur° siècle, presque tous les adeptes et les diffuseurs de la culture physique furent médecins, tels SYDENHAM et BOERHAAVE. De même au xvirr< siècle, où nous citerons les noms de ANDRY DE BOISREGARD, doyen de la Faculté de Paris; TRONCHIN, de Genève; FULLER, BELLOT, d’Abbeville, DES ESsARTS qui inspira en partie J.-J. Rousseau. Enfin, le chirurgien major de chevauléger Tissor, publia, en 1780, un traité très complet de gymnastique médicale et chirurgicale.

L'INFLUENCE DE JEAN-JACQUES ROUSSEAU SUR LES PREMIERES METHODES D'EDUCATION PHYSIQUE

L'ère de l’éducation physique moderne, qui s’étend de la fin du xvur° siècle à nos jours, commence avec Jean-Jacques ROUSSEAU.

C’est lui qui, avec | « Emile » attira l’attention de ses contemporains sur l’importance des exercices physiques.

« Tous ceux, écrit-il, qui ont réfléchi sur la manière de vivre des anciens, attribuent aux exercices de la gymnastique, cette vigueur du corps et de l’âme qui les distingue le plus sûrement des modernes ».

L'influence de ce iivre fût immense dans le domaine qui nous occupe.

C’est la lecture de |” « Emile » qui va déterminer l'apparition des premières doctrines et des premiers praticiens.

Nous verrons que ce mouvement naquit en Suisse et en Allemagne, mais J.-J. ROUSSEAU, par l’enthousiasme qu’il suscita, peut être reconnu comme un véritable précurseur.

Le plus illustre de ces éducateurs et qui, nous

er

l'avons vu, sentit naître sa vocation à la lecture de l « Emile », fût PESTOLIZZI, né en 1746, à Zurich.

BASEDOW, aux environs de 1765, et surtout à partir de 1774, à la direction du « Philanthropium » de Dessau, ménagera, toujours sous l'influence de Rousseau, une place importante à la Symnastique dans ses plans d'éducation.

KAMP et SALZMANN continuèrent l'œuvre de Base- DOW à Dessau, tandis que GUTHMUTHS, élève de Sarz- MANN, travailla à Schnepperfeld, en Saxe, de 1776 à

Avant d'entreprendre l'exposé de l’œuvre de JAHN, créateur de la méthode allemande, nous dirons quelques mots de CLras.

Il n'appartient Pas à la génération des précurseurs, puisqu'il publia son manuel en 1819 et qu’il exerça iusqu’en 1846. Si nous le citons ici, c’est Parce que son œuvre, dont nous ne ferons Pas une étude séparée, a largement inspiré JAHN et AMoRos qui lui emprunterent un grand nombre de techniques.

Capitaine de l’armée suise, il avait Conçu une série d'exercices permettant à ses hommes de dévelop- Per leur force et leur adresse.

La jeunesse civile, s'intéressant aux jeux et aux luttes imaginées par lui, i] fût amené à composer pour eux une nouvelle méthode.

Il la soumit à Ja Société de Médecine de Paris et reçut des félicitations Pour son travail.

A Paris, il combat les excès d’AMOROS, mais est obligé de repartir pour l'Angleterre où il est chargé de l'éducation physique des futurs officiers de marine.

UOTE

Il voulut, en 1840, organiser l’enseignement de la gymnastique de la ville de Paris, mais se heurtant à l’indifférence des milieux officiels, il repartit pour la Suisse en 1846.

Nous verrons au chapitre suivant que JAHN qui créa la première méthode complète d'éducation physique doit presque tout à J.-J. ROUSSEAU et à ses disciples dans le domaine pratique.

Loue A | (tte i w1Tre, nb "Fur ' tr fav t ve ein ft

T ETATS E 4 . ro, |

CA . LD ns CÉRET É ec dit Male: O1 bé d” Dr | o , F- den > e L CA | PP UN sec et file ci

t oghfte. æsph. à ft ai

= 6 ‘: > Le A —— É ne = Res LL L < :

v DS :

De ” * : ; = F | à “ +1 bte = MI =. Re nn.

L] Û de, ol L) == *

Page 1