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goûts et de nos besoins. Ce but en détermine la moralité, l.e bien satisfait les âmes vertueuses; le mal, les âmes perverses. Les passions cherchent, dans la satisfaction, le bonheur, ou du moins le plaisir : le plus souvent, clics n’y trouvent que souffrances et regrets.
6° Contentement, jouissance calme, absence de désirs qui pourraient la troubler.
La salisfactio7i répond surtout à un appétit des sens; le contentement, surtout à une aspiration de l’àme. L’une est variable, comme la cause qui la fait naître; l’autre repose suides bases moins mobiles, sur la modération et sur le raisonnement.
7° Bien-être, état doux et tranquille qui résulte de la bonne santé, des paisibles satisfactions des sens et du contentement de l’àme. C’est le bonheur du sage; ce devrait être celui de l’égoïste.
8° Plaisir, impression agréable que produisent en nous les rapports de nos sens et de notre àme avec les objets de nos goûts.
Le plaisir est si ennemi de la contrainte, qu’on le rencontre
rarement où il est attendu. Il ne se prouve pur et durable que
là où on le cherche le moins, dans l'accomplissement des de- #, * # voirs.
L’homme est né pour lutter; car il n’altache aucun prix aux plaisirs obtenus sans efforts.
9° Bonheur, état que nous procure la complète satisfaction de nos besoins, de nos penchants, de nos désirs, dans le calme absolu de notre conscience. C’est la plénitude de la vie fonctionnant sans obstacles; c’est une harmonie constante entre notre àme, nos sens et les objets qui les attirent.
Le bonheur ne pouvant exister qu’avec probabilité de durée
et contentement de Pâme, où le chercher, si ce n’est dans la vertu?
L’homme le plus heureux n’est pas celui qui peut se procurer le plus de jouissances : c’est celui qui est le plus satisfait de son sort.
Il entre, dans le bonheur, deux éléments essentiels que l’or ne peut donner : la santé du corps et le contentement de l’âme. On les obtiendrait peut-être par la tempérance et la vertu; mais peu de gens veulent les acheter à ce prix.
Nul ne comprend bien le bonheur dont il jouit qu’à la vue du danger de le perdre ou de l’envie qu’il excite.
Nous osons assurer qu’un tel événement nous rendrait heureux ! Regardons en arrière, et voyons si la plupart de nos malheurs n’ont pas eu, pour cause directe ou indirecte, nécessaire ou fortuite, l’accomplissement de nos plus chers désirs?
Le bonheur est rare, parce que peu de gens savent le trouver où il est, dans le devoir, les affections, la bienfaisance, l’élude. Beaucoup de malheureux ne sont que des ingrats envers la Providence.
10° Félicité, bonheur suprême. Comme nous n’en jouissons jamais qu’en espérance, elle se réduit pour nous à une idée abstraite et poétique. Chacun se réprésente la félicité sous l’image qu’il préfère. C’est le rêve de l’amour; c’est celui de la gloire ; c'est le tableau idéal des délices d’une autre vie.