DISPOSITIONS INTIMES
1° Désir, élan spontané de l’âme vers un objet que les sens convoitent, appétit éveillé par certains attrailsqui font espérer, ou qui rappellent un plaisir.
Le désir est une affinité des sens, une loi physique. L’âme en fait un sentiment, et la morale le légitime ou le réprouve.
Désir satisfait, plaisir passé, désir nouveau.
2“ Lasciveté, ardeur des sens, qui exalte sans cesse l’imagination, aiguillonne le désir, et donne à la jouissance une vivacité délirante. Ce penchant est bien plus l'effet de l’organisation physique que du déréglement moral. Pour rester chaste avec un tempérament lascif, il faut une volonté héroïque ou une piété profonde.
3° Lubricité, lasciveté stimulée par une imagination corrompue. Dans l’âge de la force, c’est le torrent des désirs entretenu par rhabitude des jouissances désordonnées, et souillant de son écume impure toutes les pensées et toutes les actions.
* Tout ce chapitre attristera sans doute les âmes pures. J’aurais voulu le supprimer : mais (je l’ai déjà dit) ne dois-je pas llétrir le vice pour le faire détester et pour faire mieux sentir tout le charme «le la vertu?
DE LMIOMME SENSITIF.
Dans la décrépitude, ce n’est plus que la tyrannie du souvenir sur une nature réduite à l'impuissance. La lubricité décrépite a inventé l’art de la débauche.
4° Luxure, exaltation frénétique de la sensualité, insatiable avidité d’une âme ardente et grossière pour les plaisirs charnels, penchant brutal que ne modèrent ni la jouissance ni la raison.
La luxure est une corruption infiltrée dans le sang et stimulée par l’exubérance de la force physique. C’est un feu qui brûle jusqu’à la moelle des os.
5* Impureté, état d’un cœur dès longtemps souillé par des jouissances immondes, et ne vivant plus à l’aise qu’au milieu de la corruption.